André Lemelin, de Montréal, sera l’un des cinq candidats en lice le 24 août, dans le cadre du Grand concours international de menteries.

Retour du concours de menteries à Alma

Un concours de menteries aura lieu le vendredi 24 août à 19 h, à Alma, et ceux qui traceront un lien avec la campagne électorale ont l’esprit mal tourné. Ainsi que le précise celui qui a remporté la première édition de cette compétition découlant du festival Tam Tam Macadam, Normand Simard, ce dont il sera question dans les locaux de IQ L’Atelier, situés au 48 rue Saint-Joseph, relève davantage du conte que de la politique politicienne.

« Il faut faire la différence entre menteries et mensonges. Dans ce dernier cas, on parle de trafiquer la réalité. C’est une chose que les gens n’aiment pas », a mentionné le comédien au cours d’une entrevue accordée au journal. À l’opposé, laisse-t-il entendre, c’est dans la bonne humeur que les spectateurs accueillent les histoires folles imaginées par les concurrents. Ils savent que c’est un jeu et apprécient le travail qui se cache derrière.

Comme l’an dernier, le champion sera confronté à forte partie. La liste des concurrents comprend la Gabonaise Gisèle Ndong Biyogo, le Montréalais André Lemelin, la Québécoise Yolaine, ainsi que Patrick Courtois de Mashteuiatsh. C’est justement ce dernier qui l’a aidé à mettre le Grand concours international de menteries sur les rails, en 2017. Son réseau de contacts, autant que les connaissances acquises dans des compétitions de même nature, furent d’un précieux secours.

Patrick Courtois sera de retour en tant que participant, le 24 août, à l’occasion du Grand concours international de menteries tenu à Alma. L’un de ses rivaux, Normand Simard, affirme que sans lui, il aurait été difficile de mettre cette compétition sur pied. Son réseau de contacts parmi les conteurs, autant que l’expérience acquise dans les concours de menteries, furent d’un précieux secours.

« Ça n’aurait pas marché sans lui », confirme Normand Simard, qui avait remporté le concours devant 120 personnes rassemblées à la Boîte à Bleuets. Cette salle étant en rénovation, il a fallu migrer chez IQ L’Atelier où, cependant, la formule restera la même. Après une séance d’échauffement pendant laquelle chaque concurrent disposera de deux minutes pour parler de la personne la plus fantastique à ses yeux, on passera aux choses sérieuses.

C’est à ce moment que lui et ses camarades donneront corps à leurs menteries. Ils disposeront de dix à 12 minutes chacun pour ensorceler l’assistance, au sein de laquelle se trouveront les juges Bertrand Bergeron et Olivié Côté. Leur rôle consistera à tester la rigueur des histoires tricotées par les disciples de la menterie, un art qui nécessite plus de rigueur qu’on serait porté à l’imaginer.

« L’idée, c’est de distinguer la menterie du conte, où il peut y avoir des éléments fantastiques. Tout en se situant à la limite du réel, il faut que la menterie soit cohérente. En même temps, c’est une histoire qui se passe au je et qui pose un défi au niveau de l’écriture, puisque le sujet doit passionner les gens. C’est ainsi que le 24 août, le public va entrer dans cinq univers différents. Ça partira dans toutes les directions », affirme Normand Simard.

Ce sont les spectateurs qui voteront pour la meilleure menterie et comme l’an dernier, ils le feront en déposant une pièce d’un cent dans l’une des cinq boîtes de conserve identifiées aux participants. « C’est la plus lourde qui gagne », précise le vétéran de la scène, membre fondateur de La Comedia de la RIA en 1983. Pour avoir le privilège de sélectionner le lauréat, il suffira d’acheter un billet à la porte, au coût de 10 $.