Pierre Demers annonce que Les Poèmes animés seront de retour au Côté-Cour de Jonquière, le 1er septembre. Après une pause de cinq ans, neuf auteurs présenteront leurs textes se moulant au thème : On n’est pas sorti du bois.

Retour des Poèmes animés au Côté-Cour

À la manière d’un serpent de mer, Les Poèmes animés finissent toujours par réapparaître.

Cinq ans après sa dernière activité tenue au Côté-Cour de Jonquière, le groupe piloté par Pierre Demers et Claude Bouchard a repris du service au cours de l’été, à l’Auberge Île du Repos de Péribonka. Neuf auteurs ont présenté des textes écrits en fonction du thème de la soirée : On n’est pas sorti du bois. Cet événement a si bien fonctionné qu’ils remettront ça le 1er septembre à 20 h 30, au Côté-Cour de Jonquière.

Outre les deux organisateurs, la liste des participants comprend Gérald Savard, Alain Larose, Marie-Christine Bernard, Batiste W. Foisy, Jonathan Lafleur et Marie-Josée Belley. La plupart sont des vétérans des Poèmes animés, qui furent actifs pendant une dizaine d’années avant de se mettre entre parenthèses. Il a suffi d’une invitation lancée par l’équipe de l’Île du Repos pour ranimer la flamme. « Nous avons d’abord rencontré Jonathan Lafleur et Batiste W. Foisy, des anciens d’Art et technologie des médias, pour leur offrir d’explorer le thème. Nous ne nous étions pas vus depuis un bout de temps, mais aussitôt, il est devenu clair que nous avions la même complicité que si nous nous étions quittés la veille », a mentionné Pierre Demers au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Le thème a inspiré les participants, à l’évidence. Marie-Christine Bernard a imaginé un monologue inspiré par une femme dont le conjoint travaille dans le nord du Québec, tandis qu’Alain Larose, qui s’accompagne à l’harmonica, a brossé le portrait d’itinérants vivant dans un taudis. De son côté, Batiste W. Foisy a produit un texte référant à un récent séjour à Yellowknife, où il a été dépaysé pour la peine.

« Il y a aussi Christine Martel qui a fouillé sur Internet, à la recherche des formules qui ont été élaborées à partir de l’expression : On n’est pas sorti du bois. Elle a trouvé plein de clichés sur la vie quotidienne, ainsi que des titres provenant de journaux populaires. C’est drôle au boutte », rapporte Pierre Demers, qui a tenu à modifier la manière dont les œuvres sont livrées.

Au lieu de voir défiler les auteurs l’un après l’autre, le public qui se rassemblera au Côté-Cour les aura constamment sous les yeux, pendant 1 h 15. Tous seront alignés sur la scène et livreront leur texte en attendant à la toute fin de l’exercice pour se nommer, une manière de mettre le groupe en avant, plutôt que les individus. L’impact sur les spectateurs, à l’occasion de la première sortie des Poèmes animés, donne à penser que cette formule pourrait générer de belles retombées.

Après le rendez-vous jonquiérois, en effet, il se pourrait qu’une tournée se matérialise ailleurs au Québec. « Nous voulons sortir à l’automne, ainsi qu’en hiver, visiter des villes comme Rimouski, Trois-Rivières, Québec et Montréal. Nous avons des contacts et il existe plein de petites salles propices à ce genre d’activité », fait observer Pierre Demers.

Il voit aussi poindre la possibilité de monter d’autres soirées, d’autres tournées, pour peu que le financement suive. Quant à ses projets personnels, ils comprennent la publication d’un recueil intitulé Les ventres creux-Poèmes affamés. Un film sur la pauvreté figure également à son agenda. Le tournage sera effectué cet automne.