Mélanie Villeneuve et Steve Dallaire annoncent la tenue du Salon du disque de Saguenay, le 12 octobre. Il s’agira de la cinquième édition de cet événement qui se déroule au sous-sol de l’église Saint-Isidore de Rivière-du-Moulin.

Retour de la grand-messe du vinyle

Lorsqu’ils ont tenu la première édition du Salon du disque de Saguenay, il y a quatre ans, Steve Dallaire et Mélanie Villeneuve ne se doutaient pas que l’engouement pour le vinyle se muerait en lame de fond. L’événement qui sera tenu pour une cinquième fois le 12 octobre, de 9h à 16h, a accompagné ce mouvement qui embrasse toutes les générations, entraînant la mini-cassette dans son sillage.

«Vu l’intérêt pour le vinyle, la fréquentation monte toujours un peu. Nous recevons de 500 à 600 personnes et il y a plein de jeunes qui visitent nos 20 stands. Le gros de la clientèle, toutefois, est formé par les amateurs de 30 à 45 ans. Ce sont de bons consommateurs», a raconté Steve Dallaire mardi, au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Une fois de plus, les collectionneurs se pointeront au sous-sol de l’église Saint-Isidore de Rivière-du-Moulin, située au 108 rue des Ormes. Les plus crinqués se tiendront près de la porte avant l’ouverture de la salle, moment où les pièces les plus rares sont disponibles. Chacun court après son Graal, celui de l’organisateur étant une édition originale de l’album du groupe metal Merciful Fate, Don’t Break the Oath.

Il restera donc aux aguets, mais ne cédera pas à tout prix à cette pulsion acquisitive. Ce n’est pas lui qui dépensera 1000 $ afin de repartir avec un coffret de black metal, comme cela s’est produit lors d’une édition précédente. «C’est aussi arrivé pour des choses des Beatles, mais pas souvent. Par contre, on voit beaucoup d’items partir pour 500 $. Les gens aiment les éditions limitées, ce qui est fréquent dans le metal. Et plusieurs ne veulent que des éditions originales», décrit Steve Dallaire.

Les disques usagés cohabitent avec des pressages tout frais, dont un bon nombre de rééditions québécoises. Ceux qui ont fait carrière au temps du CD en profitent pour sortir en vinyle, ce qu’illustre l’arrivée sur le marché du premier album de Vilain Pingouin, aux côtés d’enregistrements signés Jean Leloup, Vincent Vallières et Groovy Aardvark.

Parmi les exposants, on remarquera les disquaires Sunrise et Planet Claire, ainsi que Musique Avant Tout qui profitera de cette grande messe du vinyle pour présenter ses tables tournantes. D’autres viendront de loin pour tenter les collectionneurs, ce qui explique la tenue de l’événement pendant la fin de semaine de l’Action de grâces. Ils peuvent coucher deux jours au Saguenay sans perturber leur agenda.

Tous les genres musicaux sont représentés, à l’exception peut-être de la musique folklorique albanaise. Et puisqu’on en a parlé tantôt, il y aura des mini-cassettes, un objet qui, en dépit de sa fragilité, a repris vie dans plusieurs foyers. «Cette mode est partie il y a quatre ou cinq ans, en Europe. Ce ne sera jamais aussi fort que le vinyle, mais ça rejoint bien des amateurs de rock et de metal», fait observer Steve Dallaire.