Maxime Desrosiers, chanteur du groupe Mordicus, s’associe à la directrice générale d’Objectif Scène, Julie Maltais, afin d’encourager les artistes de la région à s’inscrire en vue de la 11e édition de la Bourse Objectif Scène.

Retour de la Bourse Objectif Scène formule renouvelée

La pause d’un an fut salutaire, à l’évidence. De retour pour une 11e édition, la Bourse Objectif Scène affiche un look différent, moins compétitif. Il ne s’agit plus d’un concours, puisqu’il n’y aura pas de jury, et la finale permettra à six artistes de montrer ce qu’ils savent faire à l’intérieur d’une fenêtre de 20 minutes, soit cinq de plus qu’auparavant. Ce sera ensuite à chacun des partenaires de déterminer à qui il souhaite décerner son prix.

Les personnes rassemblées le 14 juin, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière, verront donc des diffuseurs défiler sur la scène afin d’attribuer des premières parties rémunérées, ainsi que des spectacles en bonne et due forme. S’y ajouteront une bourse de 500 $ attribuée par Hydro-Québec (le coup de cœur du public), une invitation au Festival de la chanson de Saint-Ambroise, une séance photo avec Francis Doucet et plein d’autres choses.

« Nous avons éliminé la notion de concours après avoir réalisé que dans les éditions précédentes, même ceux qui n’avaient pas été couronnés demeuraient présents sur la scène culturelle », a expliqué la directrice générale d’Objectif Scène, Julie Maltais, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. Accompagnée par Maxime Desrosiers, dont le groupe Mordicus assume le rôle de porte-parole, elle était heureuse de dresser la liste des changements opérés cette année.

La présence de six personnes au gala, par exemple, marque une rupture par rapport aux anciennes pratiques. On a déjà accueilli neuf finalistes, ce qui leur laissait moins de temps pour présenter leur matériel. Notons également que l’édition 2018 aura lieu un peu plus tard, ce qui laissera le temps aux diffuseurs membres d’Objectif Scène de clôturer leurs activités pour la saison.

« Ce sera aussi notre première finale à la Salle Pierrette-Gaudreault », fait observer Julie Maltais, qui rappelle que l’une des récompenses découlant de la Bourse réside dans le mini-spectacle. Le fait qu’il soit donné dans une vraie salle, avec l’appui de techniciens chevronnés, tranche avec les conditions souvent imposées aux artistes émergents.

« En région, on a moins d’occasions de travailler dans un cadre aussi professionnel, avec un son optimal, des loges, ainsi qu’un lunch, lance Maxime Desrosiers en riant. En plus, la Bourse représente une belle occasion de se faire connaître. Les médias sont là. Les diffuseurs aussi. C’est un détour qu’on a intérêt à prendre. »

Ces vérités sont aussi valides qu’en 2013, l’année où Mordicus avait triomphé à sa troisième tentative. Même ses essais infructueux furent riches en enseignements, comme la fois où il s’était pointé avec deux violonistes. « On s’était plantés et on est revenus dans un format plus simple, plus conforme à ce que nous sommes, et on a gagné, ce qui nous a donné de la crédibilité, tout en nous remplissant de confiance », énonce le chanteur.

Il conseille donc aux gens qui font de la musique, du théâtre, de la danse ou des variétés, ce qui comprend les arts du cirque et l’humour, de s’inscrire d’ici au 9 avril en se rendant à l’adresse objectifscene.com. Leur matériel doit être original et majoritairement francophone. Si tel est le cas, leur dossier sera examiné par le comité de sélection, dont la tâche consistera à établir qui seront les six chanceux qui se produiront à la Salle Pierrette-Gaudreault.