Catherine Binet, directrice de l’Odyssée des Bâtisseurs, annonce que l’institution almatoise rouvrira ses portes le 20 juin, dans le respect des normes sanitaires.
Catherine Binet, directrice de l’Odyssée des Bâtisseurs, annonce que l’institution almatoise rouvrira ses portes le 20 juin, dans le respect des normes sanitaires.

Reprise des activités à l’Odyssée des Bâtisseurs

L’Odyssée des Bâtisseurs d’Alma reprendra vie à compter du 20 juin. Chaque jour de la semaine, de 9h à 16h30, les visiteurs pourront découvrir l’exposition permanente intitulée Au-delà de l’eau, ainsi que deux expositions temporaires. La seule attraction qui ne sera pas disponible est le film immersif à 360 degrés qu’on souhaitait projeter pour la première fois dans le château d’eau. Il faudra attendre l’an prochain pour le visionner.

« L’équipe s’apprêtait à tourner les scènes d’hiver quand le gouvernement a mis en oeuvre le confinement. Nous aurions pu travailler avec les images déjà captées, mais nous avons préféré poursuivre la production. De toute façon, ça n’aurait pas valu la peine en raison de la règle des deux mètres. Huit personnes seulement, au lieu de 40, auraient eu accès au château d’eau », a raconté la directrice Catherine Binet au cours d’une entrevue accordée au Quotidien.

Voici à quoi ressemble l’exposition permanente de l’Odyssée des Bâtisseurs, intitulée Au-delà de l’eau.

Elle ajoute que c’est la boîte Cadabra, de Montréal, qui pilote ce projet, de concert avec Canopée Médias, basé au Saguenay. Remplaçant un film remontant à 2011, la nouvelle production, d’une durée de 14 minutes, permettra aux visiteurs de découvrir le Lac-Saint-Jean, ainsi que les gens qui y vivent.

Optimisme à la hausse

Pendant les dernières semaines, l’équipe de l’Odyssée des Bâtisseurs a planché sur les mesures sanitaires qui baliseront l’expérience muséale. Un circuit a été préparé, par exemple, afin d’éviter que des gens ne se croisent d’un peu trop près. On a également renoncé aux visites guidées, du moins pour les groupes imposants. Le personnel pourra cependant livrer des informations à ceux qui désireront obtenir plus d’informations à propos des expositions.

À ce propos, il y a fort à parier que celle ayant pour titre Qui a tué Abraham Gallop ? suscitera la curiosité. Rappelons qu’elle ramène à l’avant-plan un fait divers survenu en 1925, à Isle-Maligne. Le Gallop en question aurait été victime d’un meurtre pour lequel quatre procès ont été intentés contre sa veuve, Emily Sprague. Chaque fois, celle-ci a été acquittée, ce qui n’empêchera pas le musée de semer des indices tout au long de l’exposition. À chacun de compléter l’enquête.

L’Odyssée des Bâtisseurs accueille de 8000 à 12 000 visiteurs pendant la belle saison. Cette année, par contre, la direction balance entre le réalisme et l’optimisme en raison de la crise sanitaire.

Fait à noter, cette exposition devait prendre fin cette année, mais on a choisi de la garder au programme en 2021. Ce sera aussi le cas de celle qui lui tiendra compagnie, Adrien Harvey laisse sa place. Cette fois, l’objectif consiste à rendre hommage à ce photographe almatois en présentant des images captées dans les années 1960 et 1970. « Nous possédons un fonds qui lui est consacré. L’accent a été mis sur la vie quotidienne », précise Catherine Binet.

Signe que les attentes sont plus modestes qu’à l’ordinaire en matière de fréquentation, le nombre de personnes embauchées pour la saison à été ramené de dix à cinq. « Nous ne savons pas à quoi nous attendre. De semaine en semaine, nous changeons d’opinion à ce sujet. Plus le temps passe, cependant, et plus nous sentons que les Québécois ont le goût de voyager. Après avoir été réalistes, nous devenons plus optimistes », reconnaît la directrice.