Cette photographie a été captée lors de la dernière série de représentations de la pièce Le clown noir au masque de fer, tenue en 2013. Cette production du Théâtre du Faux Coffre sera de retour à compter de vendredi, à la Salle Murdock de Chicoutimi.

Reprise de la pièce Le clown noir au masque de fer

Le clown noir au masque de fer reviendra hanter la Salle Murdock de Chicoutimi, du 27 septembre au 12 octobre. Cette production créée en 2008, au même endroit, est l’une des plus ambitieuses, les plus physiques aussi, du Théâtre du Faux Coffre. Les exigences posées par le texte de Martin Giguère sont telles que le public est assis sur la scène, tandis que les comédiens papillonnent un peu partout, y compris à l’extérieur de l’enceinte.

« Nous utilisons la régie, les escaliers. Il y a des choses qui arrivent des airs », décrit l’un des interprètes, Patrice Leblanc. Il reprendra les traits de Trac, le Clown Noir irascible, mais ce n’est pas le seul rôle qu’on lui demandera d’assumer. Après tout, le scénario comprend 31 personnages que se partageront les six comédiens, dont un petit nouveau épousant les traits de Contrecœur.

Éric Laprise n’étant plus disponible, le Théâtre du Faux Coffre a recruté Éric Chalifour pour le remplacer. Ceux qui suivent les activités des troupes du Saguenay, notamment le Théâtre CRI et le Théâtre de la Tortue Noire, connaissent la valeur de ce comédien. Sa présence ajoute donc un élément de curiosité à la série de représentations qui débutera vendredi et samedi, avant de se poursuivre du mercredi au samedi (on réserve au numéro 418 698-3000, poste 6561, ou via la page Facebook des Clowns Noirs).

« Notre nouveau se débrouille très bien, mais ce n’est pas la première fois qu’il collabore avec le Faux Coffre. Même si ce n’était pas mentionné dans le programme, c’est lui qui a monté Apocalypse, le dernier clown noir, le prochain spectacle que nous reprendrons », souligne Patrice Leblanc. Le sixième larron sera Christian Ouellet, qui jouera son propre rôle. C’est lui qui organise un spectacle afin de célébrer la sortie de prison de Contrecœur, ce qui déclenchera une cascade de rebondissements.

Faisant fi de leurs moyens plus que modestes, les Clowns Noirs reproduisent le Louvre à l’identique, tout en faisant revivre les trois mousquetaires. L’action se déroule au temps de Molière et l’une des scènes les plus spectaculaires consiste en un pastiche du massacre de la Saint-Barthélemy. « C’est l’une de nos plus belles réalisations. À moi seul, en un peu plus de deux minutes, j’effectue quatre changements de costumes. Il y a des mannequins. Ça revole de partout », rapporte Patrice Leblanc.

Il ajoute que la finale est remarquable, autant qu’imprévisible, et que cette pièce devait être la dernière mettant en scène les Clowns Noirs. Plusieurs des interprètes étant devenus pères, il était plus difficile de canaliser leurs énergies vers de nouvelles productions. La réaction des fans, jumelée à une chronique rédigée par le collègue Roger Blackburn, avaient eu pour conséquence d’inverser le cours des choses.

« Nous avons ensuite créé cinq spectacles en solo, ce qui a regarni les coffres de la compagnie. C’est ce coussin qui nous a permis de produire Apocalypse », rappelle Patrice Leblanc. Parlant d’argent, ceux qui amèneront cinq spectateurs à la Salle Murdock entreront gratuitement et s’ils dépassent ce nombre, la compagnie les rétribuera. Chaque soir, les représentations débuteront à 20h.