Cette photographie de René Simard, captée à Chicoutimi, donne une idée du plaisir que lui procure le spectacle Nouveau rêve.

René Simard, avec Nathalie et Rosalie

René Simard n’aurait jamais cru que le spectacle Nouveau rêve, qui a marqué son retour à la scène après une parenthèse de 25 ans, lui procurerait autant de plaisir. À l’aube du dernier volet de cette production, lequel comprend une dizaine de sorties, il constate que sa vision dans laquelle étaient maillées la chanson et la danse, ainsi qu’une touche d’humour sur fond de nostalgie, a répondu aux attentes de ses fans.

« Je me suis demandé comment les gens réagiraient, mais dès le départ, j’ai vu s’installer une forme de complicité. J’ai aussi remarqué la présence de plusieurs jeunes, souvent amenés par leurs parents », a raconté l’artiste mardi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Il ajoute qu’evenko s’attendait à encaisser une perte, ce qui n’a pas diminué son intérêt pour le projet. Après 58 représentations, toutefois, on ne parle plus de déficit. Au contraire.

Nouveau rêve a trouvé son public, et pour fermer les livres en beauté, René Simard confirme qu’en plus de sa fille Rosalie, qui livrera un numéro de danse sur l’air du Smile de Chaplin, lui et sa soeur Nathalie uniront leurs voix. Ils l’ont fait en quelques occasions au fil de la tournée, mais à sa demande, elle s’est rendue disponible pour chacun des rendez-vous, ce qui comprend ceux du 1er et du 2 mars, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi et à la salle Michel-Côté d’Alma.

« Nous n’avions pas chanté ensemble depuis une trentaine d’années, et je trouve ça émouvant de le faire avec elle, puisque Nathalie, c’est la petite dernière. En plus, elle affiche une forme vocale exceptionnelle, indique l’interprète. Nous faisons Tourne la page, ainsi qu’un extrait de mon plus récent album, À chacun ses armes. Dans cette chanson, il est question des événements difficiles qui surviennent dans notre vie, du fait que chacun les confronte à sa manière. »

Il a tellement apprécié sa collaboration avec Nathalie que d’autres projets lui trottent dans la tête, dont celui d’un album où le frère et la soeur seraient réunis. « C’est en train de se tramer », laisse entendre René Simard, qui a aussi le bonheur de partager la scène avec sa fille Rosalie. Elle amorce sa présence par une danse exécutée en solo, jusqu’au moment où le paternel met ses pas dans les siens.

La danse, justement, occupe une place centrale dans Nouveau rêve. Appuyé par quatre musiciens, le vétéran ne se contente pas de revisiter son répertoire, ses succès tels que L’oiseau et Mon nom est Pascale. Il plonge dans l’univers des comédies musicales, ce qui témoigne de l’autre versant de sa carrière d’entertainer. Rappelons qu’à l’âge de 16 ans, il avait amorcé une formation en danse à Los Angeles, laquelle s’est étirée jusqu’au début de la vingtaine.

« J’avais aussi l’option de suivre des cours de piano, mais je ne regrette pas ce choix. C’est ce qui m’a permis d’animer le René Simard Show à Vancouver, puis l’émission RSVP, en plus de tourner pendant deux ans avec Liberace. Je faisais partie de son spectacle. Il m’accompagnait au piano sur un medley francophone. C’était un homme d’une gentillesse extraordinaire, un homme respectueux », se souvient René Simard.

Il estime que cette manière de monter des spectacles demeure valide, ainsi que le démontrent les productions montées par Madonna et Lady Gaga. Il y a encore de l’avenir pour les variétés, et l’artiste n’attendra pas un quart de siècle pour le prouver une nouvelle fois. « Je souhaite présenter un autre spectacle en 2020. Même si j’aime explorer différents horizons, la chanson demeure mon premier métier », énonce-t-il.