La directrice générale Christine Boily, qu’on voit aux côtés du président de l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Bernard Simard, annonce que la fréquentation des grands concerts a baissé de 5% la saison dernière. Comme on avait investi des sommes conséquentes dans la programmation, histoire de souligner avec éclat le 40e anniversaire de l’organisation, il importe de réduire les voiles pendant quelques années.

Régime minceur pour l’Orchestre symphonique

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter, puisque la situation sera corrigée dans un horizon de deux ou trois ans. Néanmoins, la diminution de la fréquentation enregistrée la saison dernière, jumelée aux montants investis dans la programmation du 40e anniversaire, oblige l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean à composer avec un cadre financier légèrement corseté.

« L’année du 40e nous a coûté cher », a reconnu la directrice générale Christine Boily, au cours d’une entrevue accordée au Progrès. Le désir de célébrer avec éclat une étape importante dans la vie de l’organisation était légitime. On pouvait même y voir une opportunité de croissance, pour cause de visibilité accrue. Or, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes.

« La fréquentation des grands concerts a baissé de 5 %, ce qui nous a un peu déçus. Nous avons vendu moins d’abonnements, signe que cette habitude n’est plus aussi tendance. Ça nous oblige à travailler deux fois plus fort pour faire connaître les activités de l’orchestre, dans l’espoir que les gens viennent l’entendre. S’ils le faisaient ne serait-ce qu’une fois par saison, ce serait excellent », indique l’administratrice.

Cette volonté de hausser la notoriété de la formation explique les efforts consentis dans le but de jouer l’été, sur une scène extérieure. C’est une façon de rejoindre des personnes qui, espère-t-on, voudront renouveler l’expérience en salle. Rappelons que la prochaine sortie du genre est prévue pour le 11 juillet, dans le cadre du Festival des vins de Saguenay. L’orchestre sera accompagné du rappeur Samian, sur la Zone portuaire de Chicoutimi.

Pour revenir aux finances, elles ont été fragilisées à un point tel que la direction a proposé de diminuer de cinq à quatre le nombre de grands concerts. « Nous avons envisagé cette mesure, à laquelle le conseil d’administration a opposé un refus. Il ne voulait pas réduire la présence de l’orchestre au sein de la communauté », fait remarquer la directrice générale.

La solution passe donc par une gestion un peu plus serrée, quelques saisons où la vigilance sera de rigueur, le temps d’effacer l’ardoise. La bonne nouvelle, dans ce contexte, tient à la stabilité des revenus autres que ceux provenant de la vente des billets. C’est ce qu’illustre l’aide consentie par la Ville de Saguenay, qui a été maintenue à hauteur de 125 000 $.

« Nous ne sommes pas inquiets », résume Christine Boily.