Une mosaïque de toile, du duo d’artistes composés de Mona Massé et Alain Michaud.

Regard vers le Bas-du-Fleuve

L’univers artistique de Mona Massé et d’Alain Michaud, un couple du Bas-Saint-Laurent qui partage leur vie et leur imaginaire depuis 40 ans, met le territoire à l’avant-plan. Au territoire au sens propre, digne des photos de cartes postales que l’on retrouve partout dans la province. Le duo d’artistes s’intéresse aussi au territoire au sens figuré, qui rassemble toutes les personnes qui l’habitent et qui créent les communautés.

Les deux créateurs touchent à la poésie, à la peinture et à la photographie. Ils sont présentement sur les murs du Centre national d’exposition (CNE), où ils présentent jusqu’au 11 avril Devenir le paysage. L’exposition montre de plusieurs manières la relation entre l’espace et ses habitants, telle que perçue par les artistes du Bas-du-Fleuve.

Devenir le paysage montre le territoire de manière abstraite.

Dans la salle du CNE, on alterne entre les courts poèmes, les peintures abstraites juxtaposées et superposées, et les mosaïques de photographies. Si rien n’est énoncé explicitement, on ressort de Devenir le paysage avec l’impression que tout a été pensé avec attention, dans les moindres détails.

Les toiles aux couleurs chaudes, lumineuses, succèdent à celles plus froides, dans leurs teintes bleutées. Une courtepointe de tableaux abstraits fait face à une autre composée de photographies de roches. Toutes les toiles s’apprécient individuellement, mais l’ensemble semble avoir été planifié avec soin.

Devenir le paysage, au CNE, montre le territoire du Bas-Saint-Laurent de manière parfois abstraite, d’autres fois réelle.

Itinéraire

Le résultat final ressemble à une promenade succincte dans différents lieux, à un itinéraire à travers un territoire imagé, abstrait, mais tout de même familier.

« Avec le temps, ils ont acquis la conviction que les lieux communiquaient entre eux, parfois dans un langage familier ou complexe, parfois dans une forme au-delà du langage », est-il écrit sur le descriptif de l’exposition que l’on retrouve à l’entrée de la salle d’exposition.

L’accrochage semble avoir été savamment planifié.

Si cette conviction peut paraître insaisissable à première vue, on comprend que c’est ce que Mona Massé et Alain Michaud ont tenté de reproduire dans Devenir le paysage.