Marc-André Grondin agira à titre de membre du jury professionnel de la 22e édition de REGARD du 14 au 18 mars prochain.

REGARD fera appel à des pros

REGARD confirme son positionnement dans le monde du court métrage avec le retour du jury FIPRESCI et l’accessibilité de ses gagnants à la sélection des Oscars pour une deuxième année. Les courts métrages présentés dans le cadre de la 22e édition de l’événement, qui se tiendra du 14 au 18 mars, seront jugés par des professionnels du milieu de partout dans le monde.

« La composition des jurys est très importante pour nous. On veut que les œuvres des cinéastes soient jugées par des professionnels de haut calibre, des cinéphiles aguerris, qui comprennent l’importance du parcours d’un court métrage. Cette année, on frappe très fort avec un jury pro de calibre supérieur et des jurys parallèles tout aussi admirables », affirme la directrice de la programmation, Mélissa Bouchard. 

Le retour du jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI), ainsi que la possibilité renouvelée pour les gagnants du Grand prix national et du Grand prix international d’avoir accès au processus de sélection des Oscars, confirment le positionnement du festival dans le monde. 

La décision de REGARD d’opter cette année pour un jury professionnel composé de gens du milieu est liée à ces retours. 

« Par les années passées, nous choisissions surtout des têtes d’affiche du Québec. On a eu envie de modifier le jury afin de sélectionner des gens qui sont plus au fait de l’importance du parcours d’un court métrage », explique Mélissa Bouchard. 

Le jury professionnel de la 22e édition sera composé du comédien Marc-André Grondin, de la productrice Kim McCraw, de la directrice du volet court métrage du Palm Springs Film Festival, Liliana Rodriguez, du directeur photo, Pierre Mignot, du directeur du Tampere Film Festival en Finlande, Jukka-Pekka Laakso, et du réalisateur américain Reed Van Dyk. Ce dernier est reparti de REGARD avec une mention spéciale dans la catégorie Grand prix international pour son film Dekalb Elementary, l’an dernier. Sa nomination aux Oscars vient tout juste d’être annoncée. 

Le jury professionnel remettra le Grand prix international, le Grand prix canadien, le Prix du Jury, le Prix du meilleur film d’animation ainsi que le Prix du meilleur documentaire.

REGARD est aussi un des rares événements de court métrage à recevoir le jury de la FIPRESCI. Cette année, celui-ci sera composé de l’Israélien Shy K. Segev (Megafon Daily News, Israel Weekly, Ynet), de la Canadienne Anne Brodie (Metro News Canada, Mrs. Robinson) et du Français Leo Soesanto (Les Inrockuptibles, Libération). Ils sélectionneront un lauréat parmi les films nationaux en compétition. 

Le festival recevra également un jury de critiques québécois composé de Daniel Racine, critique, animateur et programmateur (CIBL, ACPQ), de Julie Vaillancourt, critique et enseignante (Fugues, Séquences) et de Paul Landriau, critique, blogueur et programmateur (Plein (s) Écran (s), Point de vues). Ce jury remettra le Prix de la critique au nom de l’Association québécoise des critiques de Cinéma (AQCC). 

Anna Henckel-Donnersmarck de La Berlinale, Anne Sérode, de TV5 Québec Canada ainsi que Peter Murdmaa, du Festival GoDebut et du Estonian Short Film Center, formeront pour leur part le Jury Tourner à Tout Prix ! Ils récompenseront un film indépendant produit à petit budget, et remettront la Bourse à la création régionale. 

André Chiasson, retraité, Mélina Malo, enseignante, et Vanessa Tremblay, conseillère en finance, ont été choisi pour décerner le Prix du public. 

Le Jury jeunes cinéphiles, qui remettra le Prix du meilleur film jeunesse, est quant à lui composé de Simon Tremblay, François Robin et Mélodie Bergeron.

Jukka-Pekka Laakso
Kim McCraw
Pierre Mignot
Liliana Rodriguez
Reed Van Dyk
Marc-André Grondin

Marc-André Grondin impatient de découvrir le festival

Après plusieurs rendez-vous manqués, Marc-André Grondin sera finalement du Festival REGARD. L’acteur participera à la 22e édition de l’événement à titre de membre du jury professionnel, du 14 au 18 mars prochain. Il pourra donc enfin se départir de cette impression de « manquer quelque chose » qui l’habite année après année. 

« Disons qu’il y a eu plusieurs rendez-vous manqués, au cours des six dernières années. Souvent, mon horaire ne me permettait pas d’être là, je travaillais tout le temps », raconte-t-il d’emblée au cours d’un entretien téléphonique.

L’an dernier, le comédien devait participer à un échange avec le public dans le cadre de l’événement. Le décès soudain de son père l’a amené à revoir ses plans. 

« C’est la première année où tout fonctionne. Je touche du bois. »

Le comédien est impatient de découvrir le festival dont il entend du bien depuis des années. « Ça fait plusieurs années que des amis, des collègues et de la famille passent par là. Ils m’en parlent toujours en bien. C’est un “happening”. Quand tu n’y es pas, t’as l’impression de manquer quelque chose. Souvent, des courts métrages que je souhaite voir ont été présentés là en premier. » 

Marc-André Grondin compte profiter pleinement de son expérience. En tant que membre du jury professionnel, il visionnera plusieurs films en compétition. 

Le comédien a joué dans quelques courts métrages, au cours de sa carrière. Il a notamment campé un personnage dans le premier court métrage de Jean-Marc Vallée qui lui a ensuite confié le rôle principal du film C.R.A.Z.Y en 2005. « C’est comme ça que j’ai connu Jean-Marc Vallée. J’avais huit ans. C’est un très beau court métrage qui lui a valu plusieurs prix. » 

Pour l’acteur, le court métrage est un médium important. « Souvent, les cinéastes ont carte blanche, ce qui leur permet d’explorer et de développer leur genre même s’ils ont des contraintes financières », affirme celui qui envisage son passage à Saguenay avec bonheur. D’autant plus qu’il dispose de beaucoup de temps. « Je n’ai rien de tangible prochainement », souligne-t-il. 

Sa performance dans la série L’imposteur, récompensée par un Artis, a changé le regard que le public lui porte, mais pas nécessairement celui des producteurs.

« Je me suis mis à exister dans l’œil populaire à partir de la diffusion du premier épisode de la série. Je vois qu’on est une société de télévision plus que de cinéma. Les gens sont plus à l’aise de t’aborder quand ils te voient dans leur salon, estime-t-il. Mais professionnellement, il n’y a aucune différence. Je ne reçois pas plus de propositions. Les gens du milieu apprécient mon travail, ils me respectent, mais il y a très peu d’intérêt de l’industrie de la télévision pour moi », assure celui qui est souvent perçu comme un acteur qui œuvre à l’étranger. 

« Je travaille à l’étranger à défaut de travailler ici. Je n’ai jamais eu de maison ou d’appartement ailleurs qu’au Québec. Je veux travailler au Québec », insiste-t-il. 

Les deux dernières années ont été bonnes pour lui ici. « J’ai fait les deux saisons de L’Imposteur et le film Les Affamés. J’ai aussi fait un film au Canada anglais. Depuis, rien. Je sais ce que c’est d’être en demande et je ne le suis pas », affirme celui qui ne se préoccupe pas de la situation outre mesure.

« J’ai fait le choix de ne pas arrondir mes fins de mois avec des participations à des quizz et des émissions de radio et de télévision. Je préfère développer d’autres projets. Je me tiens occupé. Comme toute personne qui travaille à contrat. »