Marie-Elaine Riou, directrice générale de REGARD, estime que le festival accueillera encore plus de personnes cette année.

REGARD à la conquête de nouveaux cinéphiles

Cinq jours de festivités, 164 courts métrages, 35 pays représentés. D’ici quelques heures, le court métrage sous toutes ses formes sera célébré à Saguenay. La 23e édition du festival REGARD s’amorce mercredi soir et cette année encore, l’événement promet de ravir les festivaliers et de conquérir les nouveaux cinéphiles.

L’équipe du Festival international du court métrage au Saguenay est fébrile. Après des mois de travail, le fruit de son labeur sera présenté au public, du 13 au 17 mars. Déjà, l’engouement des festivaliers permet d’espérer le meilleur pour l’événement. Une centaine de passeports de plus que l’an dernier ont été vendus, alors que plusieurs projections affichaient complet. Plus de 75 000 entrées en salle avaient été enregistrées.

« C’est évidemment la plus belle récompense, après plusieurs mois de préparation, de voir les cinéphiles se dépêcher pour avoir une place en salle et enfin river leurs yeux sur nos écrans », affirme Marie-Elaine Riou, directrice générale du festival.

Des mesures ont été prises afin d’accueillir un plus grand nombre de personnes.

Marie-Elaine Riou, directrice générale de REGARD et Melissa Bouchard, directrice de la programmation du festival, sont impatiente de présenter le fruit de leur labeur des derniers mois aux festivaliers.

« On attend plus de festivaliers que l’an dernier. Le Tempo Ubisoft, dont l’entrée est gratuite, devrait notamment attirer de nouvelles personnes », estime Marie-Elaine Riou.

Effectivement, en collaboration avec Ubisoft, un nouvel espace installé au coin des rues Racine et Bégin pouvant accueillir environ 200 personnes permettra de faire des découvertes de toutes sortes gratuitement. « On propose notamment une expérience de réalité virtuelle incroyable. »

Cette année, les réalisateurs sont aussi particulièrement nombreux à se déplacer jusqu’à Saguenay. Un total de 116 cinéastes en provenance de neuf pays ont répondu présents. Du nombre, 62 présentent un film en compétition.

« C’est le volet du marché du court qui attire ces gens. On en reçoit beaucoup de l’international. Mon objectif à terme, c’est que tous les réalisateurs qui présentent un film soient là. Ça voudrait dire qu’il ne faut pas manquer le festival. Par exemple, l’an dernier, Fauve a été présenté dans une centaine d’événements. Le réalisateur n’a pas pu tous les faire, mais s’il a choisi REGARD, c’est qu’il trouve que le festival est important. »

L’équipe de REGARD met la touche finale aux préparatifs afin d’accueillir les festivaliers du 13 au 17 mars.

Marie-Elaine Riou convient que le défi est de taille, mais déjà elle sent l’impact du travail fait en ce sens.

« On est la plaque tournante en Amérique du Nord. Les Québécois viennent presque tous. On travaille très fort pour que ce soit reconnu par les institutions à l’international. On a beaucoup de partenaires étrangers. Quand on va à l’étranger, c’est ma mission première et on sent l’effet. »

La présence de nombreux réalisateurs favorise également les échanges avec le public. Cette année, des activités questions et réponses se tiendront après la moitié des séances.

« On veut donner la chance au public d’échanger davantage avec les réalisateurs. On invite les gens à rester après les projections. »

L’équipe de REGARD met la touche finale aux préparatifs afin d’accueillir les festivaliers du 13 au 17 mars.

Le premier échange questions et réponses se tiendra après la compétition 100 % Saguenay qui lancera les festivités, mercredi soir, au Théâtre Banque Nationale. Huit films créés en région et jamais diffusés, dont quatre films d’animation, seront présentés. Pour une première fois, la catégorie est en compétition officielle. Ainsi, une bourse à la création régionale de 1000 $ et plus de 15 000 $ en services créatifs à la bande Sonimage seront remis à un des cinéastes.

Jeudi soir, le 5 à 7 de lancement se tiendra dans le hall de la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. C’est là que seront également dévoilées les contraintes du film improvisé, de retour après quelques années d’absence.

Dès 19 h, le programme de la Compétition 1 et celui de la Compétition 2 permettront de découvrir plusieurs films attendus, dont Brotherhood de Meryam Joobeur, qui a déjà reçu plusieurs prix, et Judith Hotel de Charlotte Le Bon.