Olivier Martineau présente son deuxième one-man-show, Parfa, qu’il a lancé cette semaine. Il était jeudi sur la scène du Théâtre Banque Nationale.
Olivier Martineau présente son deuxième one-man-show, Parfa, qu’il a lancé cette semaine. Il était jeudi sur la scène du Théâtre Banque Nationale.

Réflexion songée, dans une pléthore de blagues osées

L’humoriste Olivier Martineau, qui lançait cette semaine son deuxième one-man-show intitulé Parfa, a donné un avertissement aux spectateurs dès qu’il est entré sur la scène du Théâtre Banque Nationale, jeudi : « Ça se peut que je te choque, mais je m’en fous. »

Si son spectacle descend souvent en bas de la ceinture, il n’a cependant pas semblé outrer le public présent. Son style d’humour rapide et précis est on ne peut plus divertissant et efficace.

Olivier Martineau livre ses observations sur le monde qui change et sur le temps qui passe. Mais il faut quand même avoir la couenne dure pour endurer les quelque 90 minutes du spectacle. Sa réflexion sur notre époque, qui est souvent très juste, est diluée dans des blagues qui utilisent tous les synonymes des mots « bizoune » et « tetons ». On n’assiste vraisemblablement pas à un enregistrement de Deux filles le matin.

L’homme de 35 ans fait un constat dans Parfa, s’adressant tout le long du spectacle à un jeune membre du public. Il est rendu trop vieux pour être considéré comme un jeune, mais pas encore assez âgé pour être un vieux. Cet entre-deux lui permet d’avoir un regard extérieur sur les millénariaux. Olivier Martineau est capable de mettre le doigt sur les travers de toute une époque, « la plus belle de toute l’histoire de l’humanité », et de toute une génération.

Olivier Martineau, avertit d’entrée de jeu le public: «vous allez être choquer».

De la mode chez les jeunes hommes, qui se laisse pousser les cheveux pour se les mettre comme « un muffin sur le top de la tête », aux jeunes filles qui se maquillent trop et se font faire des chirurgies plastiques parce qu’elles « ressentent l’influence des Barbies », Olivier Martineau tire dans plusieurs directions, avec précision.

Mais l’humoriste se sent vieillir. « Maintenant, quand j’écoute des films XXX, je les mets sur pause après 5-10 minutes. Je regarde le sofa et je me dis que j’en voudrais un comme ça chez moi », a-t-il raconté. De plus en plus, il a des problèmes de vieux. Il ne tolère pas que la couleur de son gazon ne soit pas parfaite.

Olivier Martineau n’est pas un conteur qui se perd dans des anecdotes. Au milieu de la scène, avec seulement un tabouret rose et une bouteille de Budweiser en guise de décor, il livre des punchs à chacune de ses lignes.

Salle comble

Le public de Chicoutimi avait visiblement hâte de revoir Olivier Martineau. Pour sa rentrée saguenéenne, la salle du Théâtre Banque Nationale était comble.

« Chicoutimi au complet est dans la salle. Vous n’allez pas me faire accroire qu’il reste du monde dans la salle au nombre de personnes qu’il y a ici », a-t-il blagué.

Ceux qui n’auraient pas eu la chance d’assister à la représentation de jeudi pourront se reprendre. Des supplémentaires sont déjà prévues dans la région en 2021.