Directeur général de La Noce, Fred Poulin est heureux de l’appui que le gouvernement du Québec vient d’accorder au Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN). Elle pérennisera les liens tissés lors du premier confinement.
Directeur général de La Noce, Fred Poulin est heureux de l’appui que le gouvernement du Québec vient d’accorder au Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN). Elle pérennisera les liens tissés lors du premier confinement.

Québec officialise l’existence du REFRAIN

Daniel Côté
Daniel Côté
Le Quotidien
Né à l’occasion du premier confinement, le Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants, aussi connu sous le nom de REFRAIN, vient d’obtenir un appui tangible de la part du gouvernement du Québec. Une enveloppe de 440 000 $, provenant du Programme d’aide à l’entrepreneuriat, lui a été confiée par la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx.

Étalée sur trois ans, cette subvention permettra à la jeune organisation de constituer une équipe permanente. L’un de ses mandats consistera à faciliter les échanges entre ses membres, qui oeuvrent au sein de 80 festivals. C’est d’ailleurs cette pratique implantée dès le mois d’avril qui a montré à quel point les gens avaient besoin de se parler. Pris au dépourvu par la progression du coronavirus dans la province, ils ont cherché à se rassurer, avant de se solidariser.

« Nous avons commencé à échanger de façon disparate. Comme nous étions dans le pétrin, nous avons partagé nos contacts, les informations que nous avions pu amasser à propos des commandites privées, des cachets, des subventions et plein d’autres choses. Nous étions huit ou dix festivals, mais après six semaines, le nombre est passé à 80 », a raconté Fred Poulin, directeur général de La Noce et membre du conseil d’administration du REFRAIN, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Même quand la crise sera terminée, on maintiendra ces contacts parce qu’ils renforcent chacune des organisations. Les petites profitent de l’expertise développée par les joueurs plus imposants. Quant à ces derniers, ils peuvent faire valoir leurs intérêts d’une voix plus forte en vertu de l’effet de groupe.

De surcroît, des projets menés par le REFRAIN bénéficieront à tous les membres. Ainsi prépare-t-on un outil destiné aux vacanciers. Ceux-ci n’auront qu’à identifier la période durant laquelle ils comptent voyager pour voir quels festivals pourront les accueillir. De manière plus prosaïque, l’achat de certains équipements, autant que leur partage, offre la promesse de meilleurs rendements.

« Si nous devons acquérir des installations sanitaires, ou encore des stations favorisant le lavage des mains, pourquoi ne pas le faire ensemble et les faire circuler? La même logique vaut pour la billetterie », énonce Fred Poulin.

L’aide accordée par Québec, par le biais du ministère de l’Économie et de l’Innovation, met aussi en relief l’impact des festivals dans leurs communautés. Outre la dimension culturelle, en effet, ils contribuent à la vitalité des régions. « Le Festif constitue un moteur économique pour la ville de Baie-Saint-Paul et c’est pareil en Abitibi, avec le Festival des musiques émergentes, estime le patron de La Noce. Ça fait partie des éléments positifs qui ont joué en notre faveur. »

Précisons qu’au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le REFRAIN regroupe deux événements, soit La Noce et le Festival jazz et blues de Saguenay.