Des spectacles figurent à l'horaire jusqu'au 19 août.

Québec Issime, encore du talent

C'est reparti pour un été tout en musique. Québec Issime a lancé mercredi soir sa nouvelle saison du spectacle De Céline Dion à la Bolduc en faisant voyager le public en chansons à travers le Québec des années 20 à aujourd'hui.
Pour une seconde année, la troupe s'est installée sur la scène du Théâtre Banque Nationale pour livrer sa revue musicale. Vêtus de quelque 400 costumes, un total de 20 artistes, des chanteurs, musiciens et danseuses sont réunis sur les planches pour offrir un feu roulant de 110 chansons.
Cette année encore, Québec Issime prouve qu'il y a du talent au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'équipe est parvenue à dénicher quelques nouveaux noms (Jérémie Dakin et Mathieu Savard à la voix, ainsi que Jessy Dubé au violon) qui se sont greffés à la troupe et parviennent tous à tirer leur épingle du jeu aux côtés des vétérans. Car en plus de leur talent musical, les nouveaux venus, comme leurs collègues, sont dotés d'une aisance sur scène à faire rougir d'envie bien des artistes. 
La troupe a offert la première représentation de la saison qui en compte 20 (une semaine de plus que l'an dernier) dans une salle bien remplie. 
Aucun temps mort
Pendant deux heures, le public a eu droit aux pièces qui ont marqué l'univers musical québécois présentées les unes après les autres, sans temps mort. Le spectacle surprend encore par la façon dont tout s'enchaîne. 
Quelques éléments de décor, des éclairages, un costume, une perruque, une attitude et nous voilà chaque fois plongés dans un univers qui nous est familier. Avec la présence de quatre énergiques danseuses, la scène est complètement habitée. 
Ainsi, les spectateurs ont voyagé jusqu'au Parc Belmont, fredonné Illégal, sourit en entendant les notes de Bye Bye mon cowboy. Ils ont pu entendre Le petit roi de Ferland, se remémorer L'oiseau de René Simard et revivre le duo Un peu plus haut. Ils ont aussi tapé du pied sur les récents succès des Daniel Bélanger, Alex Nevsky, Ariane Moffatt, les Cowboys Fringants et Mes Aïeux. Tout ça, en une seule soirée.
Difficile de résister à l'envie de fredonner avec les artistes. 
Le public est d'ailleurs devenu de moins en moins timide au fil des chansons, si bien qu'il a entrepris sans même y être encouragé de frapper des mains pour marquer le rythme après l'interprétation de Rideau de Plume Latraverse.
De la même façon, il ne s'est pas fait prier pour chanter quelques lignes de La complainte du phoque en Alaska lorsqu'il a été invité à le faire. 
Deuxième partie
Après l'entracte, les artistes sont revenus avec une partie intitulée D'Alegria à Starmania où les voix des artistes se sont mariées à quelques reprises au grand plaisir des spectateurs. 
Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter la salle avant d'avoir complété le voyage musical, au moment où la troupe entraînait le public au Ranch à Willie sur l'air de Un amour qui ne veut pas mourir. 
La soirée était loin d'être terminée, à l'image de l'été de Québec Issime. Des spectacles figurent à l'horaire jusqu'au 19 août.