David Ellis et François Lamontagne partagent la direction artistique du Rendez-vous musical de Laterrière, dont l’édition 2019 aura lieu du 11 au 18 août. Quatre concerts seront à l’affiche, auxquels eux-mêmes participeront en tant que violoncellistes.

Quatre concerts, huit saisons et un trio familial

Deux chefs originaires de la région, Jean-Philippe Tremblay et Nicolas Ellis, le Magnificat de Rutter interprété par un choeur dirigé par Pierre Lamontagne, deux versions des Quatre saisons, ainsi qu’un doublé de la corniste Nadia Côté, de l’Orchestre symphonique de Montréal. Même si des ours rôdaient dans le voisinage de l’église Notre-Dame, ça vaudrait la peine d’assister à la prochaine édition du Rendez-vous musical de Laterrière.

Ce sera la 13e depuis la renaissance de cet événement. Tenue du 11 au 18 août, elle donnera lieu à quatre concerts, un atelier destiné aux jeunes (accessible gratuitement, il est prévu pour le 15 août à 11 h, à l’église), ainsi qu’une épluchette de maïs organisée le 17 août à 17 h, au Centre plein air. 

Fidèle à ses convictions, le directeur artistique David Ellis a réuni des interprètes aguerris, en même temps que des collègues en début de carrière. Et la plupart passeront plusieurs jours dans la patrie du père Honorat.

« Comme ils passent la semaine ensemble, le niveau d’énergie augmente de jour en jour. On fait des rencontres. On revoit de nombreux musiciens originaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et on a du plaisir », fait valoir le violoncelliste. 

Parlant de retrouvailles, lui-même sera au coeur d’une réunion bien spéciale, le 14 août à 19 h 30. Deux oeuvres seront interprétées, dont le Quintette pour piano et quatuor à cordes de Dvorak. Il jouera aux côtés de son épouse, la violoniste Nathalie Camus, et de leur fils Nicolas.

Le jeune chef d’orchestre a dirigé ses parents à maintes reprises et pas juste à Laterrière. Cette fois, cependant, c’est le pianiste en lui qui sera sollicité. « L’idée de faire ce quintette vient de lui. Nicolas cherche des occasions de jouer au piano et cette pièce sollicite beaucoup cet instrument. J’ai hâte de le voir aller », confie David Ellis, qui partagera la scène avec Lambert Chen (alto) et Mark Djokic (violon).

Au cours du premier programme, en revanche, Nicolas Ellis retrouvera une fonction familière, celle qui en a fait l’un des artistes les plus prometteurs au pays. Il dirigera une quinzaine de musiciens, dont Julie Triquet, premier violon au sein de l’ensemble I Musici. Ce sont eux qui auront le privilège d’aborder les Quatre saisons de Vivaldi, mais également celles d’Astor Piazzolla.

« Nous devions présenter ce programme l’an dernier, sauf que Julie avait dû renoncer à la suite du décès de sa mère. C’est elle qui fera les solos, tandis que David Jacques jouera du théorbe, un instrument rare », signale le directeur artistique. Le concert aura lieu le 11 août à 16 h et même s’il donnera accès à huit saisons, le prix des billets demeurera à 30 $, tandis qu’un abonnement pour les quatre concerts est offert au coût de 100 $ (on réserve au numéro 581-668-1594).

Une autre date à encercler est le 16 août, puisqu’elle coïncidera avec le retour dans la région du chef Jean-Philippe Tremblay. L’été, on a l’habitude de le voir travailler avec ses jeunes camarades de l’Orchestre de la Francophonie, mais il leur faussera compagnie juste assez longtemps pour présenter la Sérénade pour ténor, cor et cordes de Britten, la Sérénade pour cordes de Tchaikovsky et la Petite musique de nuit de Mozart, à compter de 19 h 30. L’un des invités sera le ténor Marc-Antoine Brûlé.

« La sérénade de Britten est rarement jouée, mais très belle. Nous sommes contents que Jean-Philippe ait pu venir à Laterrière pour l’interpréter. Il dirigera un orchestre formé de 15 ou 16 musiciens dans lequel on retrouvera Nadia Côté », mentionne David Ellis. Quant à la dernière offrande, celle du 18 août à 16 h, elle amènera une quarantaine de choristes à chanter le Magnificat de Rutter avec 20 musiciens.

Ce faisant, ils perpétueront une belle tradition, puisque la soirée consacrée au chant choral est souvent la plus fréquentée. Une fois de plus, la direction sera assurée par Pierre Lamontagne qui, tout comme David Ellis, aura l’opportunité de travailler avec son fils. Celui-ci a pour nom François Lamontagne et en plus de faire résonner son violoncelle, il a accepté le poste de directeur artistique adjoint du festival.

« J’y participe depuis quatre ans. Ça devient presque une habitude. Or, le fait de jouer dans le cadre d’un événement comme le Rendez-vous musical est agréable, tout en m’aidant à progresser comme interprète », fait-il valoir. Une étape importante l’attend dans les jours qui suivront le festival, alors qu’il amorcera ses études universitaires à McGill.