La présence de six danseurs à ses côtés ajoute une touche showbizz au nouveau spectacle de Véronic Dicaire. Il sera proposé pour la première fois dans la région, vendredi et samedi, alors que l’imitatrice se produira au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

Quand Véronic Dicaire entend des voix

La catégorie préférée de Véronic Dicaire au gala de l’ADISQ est sûrement Découverte de l’année. C’est là qu’apparaissent de nouvelles voix féminines susceptibles d’élargir son répertoire, ce que reflète le spectacle qu’elle a lancé récemment au Québec. Baptisé Véronic DiCaire3, celui-ci comporte de nombreuses additions, notamment des imitations de Charlotte Cardin et Safia Nolin que ses fans découvriront les 15 et 16 février à 20 h, au Théâtre du Palais municipal de La Baie.

Jointe la semaine dernière, alors qu’elle se trouvait à Montréal, l’artiste affirme qu’il est tout naturel de refléter l’actualité musicale. « Dans le cas de Safia Nolin, par exemple, ça allait de soi que je lui consacre un numéro. Je lui fais chanter des pièces qui ne font pas partie de son répertoire, mais je ne dis pas lesquelles. Je réserve la surprise au public », a-t-elle confié au Quotidien.

Après 11 ans de pratique intensive, Véronic Dicaire dispose d’un coffre d’outils bien garni au moment de créer une imitation. « À mes débuts, je n’avais pas un gros répertoire, alors qu’aujourd’hui, c’est plus facile. La technique est là et il y a plein de voix que je peux utiliser pour composer celle dont j’ai besoin. Dans le cas de Charlotte Cardin, cependant, j’ai eu un peu peur, admet-elle. Je ne voulais pas tomber dans la caricature, mais là, je suis contente. »

Il arrive aussi d’heureux hasards, comme la fois où elle a croisé Nanette Workman sur le plateau de l’émission de télévision En direct de l’univers. « Je ne l’avais jamais imitée et ce jour-là, j’ai décidé de le faire. Ça n’a pas été trop difficile de cerner sa voix et ce que je trouve le fun, c’est que les spectateurs la reconnaissent tout de suite », fait-elle remarquer.

Un défi différent est posé par ce que Véronic Dicaire appelle ses classiques, des artistes comme Céline Dion et Ginette Reno. « Il faut les réinventer en les présentant dans un contexte différent », résume-t-elle. Quant au dosage entre les voix d’ici et d’ailleurs, francophones et anglophones, il se fait moins à coup de pourcentages qu’à l’oreille. L’artiste a également le désir de couvrir différentes époques, ce qui donne lieu à des incursions dans les années 1980 et 1990.

« C’est un spectacle généreux, où je fais une soixantaine de chansons. Je suis aussi accompagnée par six danseurs, quatre hommes et deux femmes. Puisque ma dernière tournée au Québec remontait à trois ans, je souhaitais habiller la scène. Et comme je danse avec eux, ça veut dire que chaque soir, pour moi, c’est assez physique. Par contre, c’est tellement agréable de revenir chez soi, de sentir que les gens sont réceptifs quand on va à leur rencontre », énonce Véronic Dicaire.

Elle précise que certaines voix lui échappent toujours, ce qui comprend celle de la chanteuse Nicki Minaj. « Le rap, je m’éloigne de ça », lance-t-elle. Une autre voix qu’on n’entend pas, ou si peu, dans Véronic DiCaire3, c’est la sienne. Rappelons qu’avant de devenir imitatrice, elle interprétait des chansons portant sa signature, une façon de pratiquer le métier dont elle n’est pas nostalgique.

« La voix de Véronic Dicaire ne me manque pas. J’ai plus de plaisir à faire des spectacles comme celui-ci, qui devrait durer jusqu’en 2021. Je danse. Je chante. Je fais rire les gens. C’est mon bonheur », avance l’artiste qui alterne entre le Québec et l’Europe francophone, depuis plusieurs années, tout en planifiant sa première tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande.