Maude Audet sera de passage au Festival de la chanson de Tadoussac le 28 juin.

Quand le déclin sourit à Maude Audet

Le dernier album de Maude Audet a pour titre Comme une odeur de déclin, mais ce n’est pas le sentiment qui émane des propos de la principale intéressée. Elle qui se produira le 28 juin à 13h30, à l’occasion du Festival de la chanson de Tadoussac, affirme que cet enregistrement a amené plein de choses positives, notamment sur scène.

Pendant la tournée qui s’achève, elle a tenté de refléter le ton personnel qui émane de ses compositions et pas juste en chantant. Sans afficher la spontanéité des soeurs Boulay ou de Saratoga dans leurs interactions avec le public, le goût lui est venu de suivre leur exemple, tout en demeurant fidèle à sa manière d’être. Une démarche jugée concluante.

«Avant, j’avais de la misère à me livrer, mais en partageant l’affiche avec des artistes qui le font plus aisément, j’ai réalisé à quel point ça changeait la façon dont les gens écoutent les chansons. Je suis allée dans cette direction et ça m’a donné plus de liberté. Sans que ce soit du mot à mot, je me suis mise à écrire des choses, des anecdotes parce que je craignais de radoter», a raconté Maude Audet il y a quelques jours, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Une autre retombée de l’album tient à l’accueil que lui ont réservé les diffuseurs. Puisqu’il a rayonné plus que le précédent, Nous sommes le feu, la chanteuse et sa bande formée d’un batteur, d’une bassiste et d’une violoncelliste a eu le temps d’apprivoiser le nouveau matériel. «Nous avons évolué à l’intérieur du spectacle. Il fait désormais partie de nous. Il y a du folk, des accents vintage et un peu de rock», décrit la chanteuse.

Après avoir créé Comme une odeur de déclin avec la complicité d’Ariane Moffatt et une équipe qualifiée de «all star band», c’est un autre groupe qui a prêté vie aux compositions sur la scène, celui qui l’épaulera à Tadoussac, où elle se produira pour la première fois. «J’avais une direction artistique claire. Je savais où je voulais aller et les musiciens ont soutenu ça avec leur talent. Ils ont été à l’écoute, ce qui me fait dire que je suis choyée», confie Maude Audet.

Leur complicité est telle que c’est avec eux qu’elle a préparé le prochain opus, dont la sortie est prévue pour 2020. Ceux qui recherchent les primeurs devront toutefois prendre leur mal en patience. Casser des pièces en tournée, ce n’est pas le genre de la maison et même si un autre disque, un effort collectif baptisé Le Saint-Laurent chanté, est disponible depuis peu, sa contribution à elle, Rivière-au-Tonnerre, ne sera pas intégrée au programme, du moins, pas cette année.

«Ce que je trouve impressionnant, c’est que les responsables de ce projet ont respecté la direction artistique de chacun des participants, tout en faisant en sorte que ça s’harmonise. J’ai l’intention de faire Rivière-au-Tonnerre au cours de la prochaine tournée, mais pas maintenant, puisque je n’ai pas donné de spectacle depuis que l’album est sorti», explique Maude Audet.

Notons qu’en plus du rendez-vous du 28 juin, qui aura lieu sous un chapiteau, elle chantera le lendemain, à compter de 10h. Cette performance sera intégrée au tour de L’Islet, une activité qui permet d’admirer de jolis paysages, tout en se laissant bercer par les notes. Des départs sont prévus pour 10h et 10h 40, mais il faut tenir compte du fait que cet élément de la programmation sera annulé en cas de pluie.