Le spectacle Prog Story sera présenté pour la première fois dans la région, le 2 juin. Les amateurs de rock progressif pourront le voir à la Salle François-Brassard de Jonquière.

Prog Story à Jonquière en juin

Longtemps, Jean-Louis Croteau a présenté des spectacles de rock progressif, surtout dans la région de Québec. Un jour, cependant, il a décidé de concrétiser le rêve qui hantait ses pensées depuis quelques années : la création d’une revue consacrée à ce genre musical si cher à son cœur. Ainsi est né Prog Story, une production qui effectuera une première escale au Saguenay-Lac-Saint-Jean le 2 juin, à la Salle François-Brassard de Jonquière.

Elle prend la forme de sept tableaux consacrés aux sept formations considérées comme les plus importantes, celles que les Anglais appellent le Big Seven. Huit musiciens comprenant trois chanteurs font revivre les grandes années de Genesis, Yes, King Crimson, Pink Floyd, Emerson Lake and Palmer, Gentle Giant et Jethro Tull pendant 2 h 30, ce qui n’inclut pas l’entracte.

Le menu est copieux, mais les premières représentations données à Québec, Montréal et Gatineau, depuis le début de l’automne, donnent à penser que les fans apprécient. « On rappelle des souvenirs au monde. Il y a un homme de Toronto, par exemple, qui a écrit qu’il avait pleuré. On affirme aussi que c’est du même niveau que The Musical Box », a mentionné Jean-Louis Croteau jeudi, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Il raconte que son ambition a pu se matérialiser à partir du moment où sa route a croisé celle du claviériste Francis Grégoire, directeur musical de Prog Story. « Lui et son groupe avaient créé une version de la pièce Tarkus d’ELP, qui est particulièrement complexe. En l’entendant, je me suis dit qu’un gars capable de faire ça était en mesure de porter le spectacle que j’avais l’intention de monter. C’est lui qui assume la fonction de directeur musical », fait observer le patron de JLC Musik.

De la musique et des témoignages

Chacune des formations dont il est question dans Prog Story est mise en évidence de deux façons. En plus de livrer des titres ayant nourri leur légende, l’équipe diffuse des témoignages recueillis auprès de témoins privilégiés. Grâce à son réseau de contacts, Jean-Louis Croteau a pu intégrer des commentaires émanant de gens comme Steve Hackett, Adrian Belew et Carl Palmer.

Ils évoquent les circonstances dans lesquelles le rock progressif a émergé au début des années 1970, une ascension à laquelle les Québécois ne furent pas étrangers, eux qui ont vite développé des atomes crochus avec ce genre musical. Aujourd’hui encore, ils sont nombreux à assister aux spectacles des vieilles gloires toujours actives sur le circuit, un public formé de quinquagénaires et de sexagénaires auxquels se greffe un noyau de jeunes.

C’est aussi le public cible de Prog Story, qui se distingue des spectacles hommage par l’accent mis sur la musique. Quelques éléments visuels évoquent les années 1970, mais en raison de la présence de sept groupes, donc sept univers différents, il aurait été irréaliste de reproduire les costumes et les décors propres à chacun. « Nous ne sommes pas tombés dans l’imitation, dans les perruques », confirme Jean-Louis Croteau.

Il croit néanmoins que le concept est si original que le spectacle connaîtra une longue carrière au Québec, ainsi qu’à l’extérieur. Les États-Unis et l’Europe sont dans son collimateur, tout comme le marché des festivals d’été. Dans l’avenir immédiat, cependant, de nouvelles sorties en salles figurent à l’agenda, dont celle de Jonquière. À ce propos, il est possible de réserver dès aujourd’hui, via lepointdevente.com. Le prix des places a été établi à 39 $, tout inclus.