Notre chroniqueur Roger Blackburn met des efforts louables dans son rôle d’acteur, comme le démontre bien cette photo croquée lors de la première partie.

Procès à l'ancienne: du bon temps entre amis

La deuxième mouture du Procès à l’ancienne, dont font partie plusieurs personnalités publiques de la région, a été présentée jeudi soir à la Salle Francois-Brassard du Cégep de Jonquière. Cette première présentation a attiré une bonne centaine de personnes et la plupart ont passé une agréable soirée, comme en font foi les fréquents rires.

Outre les rires, il faut admettre que les décrochages ont été tout aussi nombreux. Après tout, les grandes vedettes de la production ne sont pas des professionnels. On pense à Robert Hakim, les animateurs de radio Jean-Pierre Girard et Mark Dickey, les criminalistes Charles Cantin et Sylvain Morissette, en plus du collègue Roger Blackburn, notamment. Nos excuses aux oubliés.

Le public était prêt à passer ce genre de soirée. Une pièce remplie d’humour et de légèreté, basée sur l’histoire d’un procès qui a bel et bien eu lieu à Chicoutimi en 1918, au temps de la prohibition. 

À cette époque, la vente de produits alcoolisés était strictement interdite. Une pharmacie est alors accusée de vendre illégalement de la boisson. Bref, un débit de boisson clandestin !

Le prétexte du pharmacien jugé devant le tribunal ? Il plaide plutôt qu’il vend des remèdes pour la maladie, dont celle de Henri Tremblay le forgeron, interprété par Mark Dickey.

Au final, le juge, personnifié par Charles Cantin, « teste » les pièces à conviction, à un point tel qu’il n’est plus en mesure de mener adéquatement le déroulement à la Cour.

Le nouveau Procès à l’ancienne est un peu long par moments, mais les fous rires sont garantis pour ceux qui veulent s’amuser, tout simplement. Et même si l’action se déroule il y a 100 ans, le tout est adapté et plusieurs références à notre réalité sont soulevées tout au long de la présentation. La pièce, écrite par Richard Bandford et mise en scène par Jean-Marie Gagnon, est d’ailleurs une activité de financement de la Société historique du Saguenay.

Une deuxième présentation est à l’horaire vendredi soir, toujours à la Salle François-Brassard.

Le producteur Robert Hakim occupe une grande place dans la nouvelle édition du Procès à l’ancienne.

Sara Dufour et Orloge Simard à l’étage

Le Cégep de Jonquière avait une autre offre artistique dans ses murs. À l’étage, Sara Dufour et Orloge Simard se produisaient tour à tour à la Salle polyvalente. La jeune femme de Dolbeau-Mistassini a comblé ses fans par ses qualités verbomotrices, certes, mais aussi de guitariste.

Mine de rien, l’artiste country entre en studio en mai prochain pour amorcer l’enregistrement de son deuxième album.

Orloge Simard a ensuite pris le relais, toujours accueilli aussi fidèlement par ses disciples. En amorçant la pièce J.R., de l’album Aucun cadre, la soirée était lancée. Les succès du plus récent album, Beuvez tousjours ne mourez jamais, ont aussi enchaîné.

Le groupe de La Baie était de passage à Jonquière dans ce qui était leur seul arrêt dans la région de cette tournée hivernale.