Pour la première fois depuis sa création en 1997, la Biblio-Vente n’aura pas lieu cette année en raison de l’incertitude causée par la crise sanitaire. La 24e édition devait se dérouler à Alma, les 8 et 9 mai.
Pour la première fois depuis sa création en 1997, la Biblio-Vente n’aura pas lieu cette année en raison de l’incertitude causée par la crise sanitaire. La 24e édition devait se dérouler à Alma, les 8 et 9 mai.

Prévue à Alma, pas de Biblio-Vente cette année

C’est encore loin, les 8 et 9 mai, mais pas suffisamment pour empêcher l’annulation de la Biblio-Vente. La 24e édition de cette activité organisée par l’Association des bibliothèques publiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’aura pas lieu, en effet, en raison de l’incertitude générée par la crise sanitaire.

« Des représentants des bibliothèques publiques de la région ont pris la décision lundi. L’un des problèmes est que même dans l’éventualité où le gouvernement du Québec débloquait des choses à compter du 4 mai, rien ne dit que les gens auront le goût de participer à un événement aussi fréquenté », a énoncé Lily Lachance, conseillère aux bibliothèques publiques, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Cette infortune touche de plein fouet la communauté almatoise, puisque pour la première fois depuis la création de la Biblio-Vente, en 1997, c’est dans cette ville qu’elle devait être présentée. Par souci d’équité envers les Jeannois, on souhaitait instaurer un principe d’alternance, le second pôle étant le hangar de la zone portuaire de Chicoutimi.

La migration vers le Centre Mario-Tremblay devra donc attendre. Or, il n’est pas assuré que la prochaine année sera la bonne. « On ne sait pas encore si c’est à ce moment-là qu’on s’y rendra. Il y a des choses à vérifier au préalable », fait observer Lily Lachance.

Toujours au rayon des incertitudes, on ne sait pas ce qu’il adviendra des documents qui auraient dû être mis en vente au début de mai. Rappelons que les bibliothèques publiques de la région en profitent pour élaguer leurs collections, notamment les livres. Ils sont offerts au prix dérisoire de 4 $ le kilo, ce qui fait de la Biblio-Vente un événement très couru.

« On va voir comment on s’arrangera avec ça. Peut-être que chaque bibliothèque va garder ses documents, autrement ça prendrait un énorme entrepôt et ce serait pour un an », mentionne Lily Lachance. Ce qui ne fait pas de doute, en revanche, c’est le fait que l’annulation se traduira par une perte de revenus pouvant atteindre 20 000 $. C’est ce que génère la vente annuelle, une fois les frais absorbés. Ces fonds aident les bibliothèques publiques à tenir des activités tout au long de l’année.