Martin Larose est fier de son studio Septentrio, aménagé chez lui, à Jonquière.

Pour l’amour de la musique et des artistes d’ici

C’était pour marier leur désir d’indépendance et celui d’aider les artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean que Martin Larose et sa conjointe Claude Ouellet ont aménagé, petit à petit, le studio d’enregistrement Septentrio. Situé sur le chemin Saint-Benoît à Jonquière, le studio propose un environnement bucolique, loin du stress et de l’effervescence de la ville.

Martin Larose a découvert la musique très jeune. Une passion qui ne l’a jamais quitté. « Ma mère m’a initié au piano lorsque j’avais six ans. J’ai tout de suite aimé la musique. Je joue encore de la guitare acoustique et j’ai enregistré plusieurs albums dans mon propre studio », raconte Martin Larose.

Martin Larose est fier de son studio Septentrio, aménagé chez lui, à Jonquière.

« Lorsque j’avais 14 ans, j’ai reçu un enregistreur et j’ai découvert qu’on pouvait être indépendant, sans devoir courir après les producteurs », ajoute le musicien, lorsque rencontré la semaine dernière dans son studio, aménagé chez lui.

Le studio Septentrio est né il y a trois ans. Aujourd’hui, Martin Larose est fier de présenter le fruit de son travail des dernières années.

Une panoplie d’instruments est à la disposition de l’artiste.

« Ce que je voulais, c’était vraiment offrir un endroit chaleureux, calme et propice à la création. Nous sommes situés à la campagne et je ne veux pas que les artistes aient de contrainte de temps. Ils peuvent prendre leur temps sans être pressés par les échéances. On propose les repas et tout le nécessaire. C’était aussi important d’offrir la technologie et les équipements à la fine pointe. On est vraiment content du résultat », souligne Martin Larose, qui a produit notamment le disque Quinze ans de saveurs et de trouvailles. Des artistes de la région tels que Richard D’Anjou, Alex Lapointe, le duo Bloom, Yves Sergerie, Rob Langlois, Fred St-Gelais, et Cynthia Harvey, pour ne nommer que ceux-là, sont passés au studio. Jeanick Fournier devrait aussi travailler chez Septentrio prochainement.

Guitares, batterie, basses et une panoplie de micros et d’écouteurs sont à la disposition des artistes qui y enregistrent.

Le studio propose un environnement chaleureux.

« Le son est vraiment intéressant puisqu’il s’agit de murs et de plafonds en bois. Et nous sommes à la campagne, alors on ne dérange personne ! », ajoute Martin Larose.

Le Nashville du Nord

Évidemment, Septentrio n’est pas le seul studio d’enregistrement de la région. Mais, selon Martin Larose, le bassin d’artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean est si vaste qu’il estime qu’il y a de la place pour tout le monde. « C’est un domaine qui est encore à développer, il y a d’excellents studios ici et il y a tellement d’artistes que nous ne nous marchons pas sur les pieds. J’aimerais que le Saguenay-Lac-Saint-Jean devienne un peu le Nashville du Nord ! », lance M. Larose.

Martin Larose est fier de son studio Septentrio, aménagé chez lui, à Jonquière.

Projet de retraite

Le studio Septentrio, c’est le projet de retraite de M. Larose, mais aussi de sa conjointe, Claude Ouellet. « Je suis chanceux, elle m’appuie et m’aide dans le projet. Elle s’occupe plus du côté financier, alors que je travaille avec les artistes. Nous formons une bonne équipe », note celui qui a été enseignant à la Commission scolaire De La Jonquière et qui travaille maintenant au bureau de soutien pédagogique de l’Université du Québec à Chicoutimi.

« À ma retraite, je me concentrerai uniquement sur le studio », souligne le passionné de musique.

Pour plus d’informations, visitez le www.septentriostudio.com ou la page Facebook du studio.