Polaris de retour au carrefour giratoire

Une semaine après avoir été démantelée pour réparation, Polaris a repris sa place au carrefour giratoire du boulevard Talbot. Mercredi, un groupe de sept personnes incluant l’artiste Étienne Boulanger ont replacé un à un les 115 lourds morceaux qui constituent l’oeuvre.

En début de journée mercredi, l’artiste évaluait que remettre l’oeuvre en place nécessiterait environ 12 heures de travail. Chaque pièce faite d’acier peint pèse entre 300 et 400 livres. Tout doit être calculé avec minutie. 

Au cours des derniers jours, l’oeuvre a été repeinte afin de résister aux intempéries. 

«Quelques semaines après l’inauguration l’an dernier, j’ai rapidement constaté un problème de peinture. C’est des procédés industriels difficiles à mettre en oeuvre sur de grosses structures d’acier. J’ai essayé de faire quelques retouches sur le site. Ç’a permis de stabiliser les choses, mais je n’étais pas satisfait du résultat. La peinture se fissurait. L’eau en s’infiltrant commençait à faire rouiller les pièces. On ne pouvait pas laisser ça de même. Ça n’avait pas été bien fait au départ. Il fallait ramener l’oeuvre dans l’atelier, explique-t-il. Ce n’est pas un si gros problème, la peinture. Si c’était un problème de structure ou avec la dalle de béton, ça aurait été bien pire», explique celui qui a dû assumer certains frais afin de démanteler, puis réinstaller l’oeuvre. Pour ce qui est du travail de peinture, l’artiste possédait tout de même certaines garanties des entreprises avec qui il avait fait affaire. 

Une pièce endommagée a été envoyée au laboratoire du Centre de conservation du Québec du ministère de la Culture et des Communications. «Ils ont pu identifier le problème», assure celui qui a finalement collaboré avec une nouvelle entreprise régionale.  

«Cette oeuvre a été conçue 100% par des gens de la région. Même si j’ai eu un échec avec la peinture, j’ai décidé de rester avec des gens d’ici pour la réparation. Je suis content que cette oeuvre soit 100% régionale. Ça représente beaucoup d’argent et je voulais que le montant reste dans la région.»  

L’artiste est aussi heureux de constater que des entrepreneurs de la région se sont manifestés afin d’offrir leur aide. «Tout était déjà réglé, mais c’est l’fun de voir que les gens voulaient aider», affirme celui qui estime que la population s’est approprié l’oeuvre au cours des derniers mois. 

«Les herbes autour qui font partie de tout ça ont poussé, c’est beau. Je suis content du résultat. L’oeuvre est belle de jour et de soir.»