Rob Langlois fait partie des artistes invités à participer à la première édition des <em>Éphémères</em>, une série de spectacles proposée par la Corporation Centre-Ville de Kénogami. Il profitera de l’occasion pour incarner le personnage de Jo Panic, qui s’adresse aux enfants.
Rob Langlois fait partie des artistes invités à participer à la première édition des <em>Éphémères</em>, une série de spectacles proposée par la Corporation Centre-Ville de Kénogami. Il profitera de l’occasion pour incarner le personnage de Jo Panic, qui s’adresse aux enfants.

Plus de spectacles, plus longtemps à Kénogami

Confrontée à l’annulation de Kénogami en Fête, une mesure préventive justifiée par la pandémie, la Corporation Centre-Ville de Kénogami en a profité pour recalibrer l’offre de spectacles. Non seulement seront-ils plus nombreux cet été, mais leur répartition permettra aux citoyens de se divertir à peu de frais, plusieurs fois par semaine.

L’horaire dévoilé récemment prévoit 19 événements. Cette séquence a débuté le 16 juillet, à la faveur d’une prestation de Julie Desgagné et Martin Lavoie. Elle a eu lieu à la Placette Montcalm, l’un des six espaces mis à la disposition des artistes. Les autres sont le parc Ball, la Place du Passant, la Place Kénogami, la Place des Souvenirs et site de l’ancien hôtel de ville.

«Notre objectif est que les gens soient satisfaits et que ces activités mettent de la vie au centre-ville», a énoncé Guillaume Beaulac, directeur général de la corporation, lors d’une entrevue accordée au Quotidien. Six projets financés par la Ville de Saguenay, à hauteur de 32 000 $, ont été élaborés à cette fin. Celui qui se rapporte aux spectacles a pour nom Les Éphémères.

Parmi les invités, on remarque André Deschênes, Karo Laurendeau et Cynthia Harvey, Les Fous du Roi, Rob Langlois (qui incarnera le personnage de Jo Panic), le Théâtre À Bout Portant, So Much Swing, Steeve Dupuis, François Bouchard et le magicien Michel Caron. Ils témoignent du désir de favoriser les talents d’ici.

«L’idée, c’est de faire travailler nos artistes à nous et pour respecter les normes de distanciation, nous avons choisi des gens qui peuvent respecter la norme de deux mètres. Il fallait également que les spectacles puissent être offerts en mode acoustique. À l’origine, en effet, nous ne savions pas si l’électricité serait disponible sur toutes les scènes», indique Guillaume Beaulac.

Un plus long délai

Une autre contrainte, qui est bien de saison, se rapporte à la limite du nombre de spectateurs. Puisqu’ils ne peuvent pas être plus de 50, on freine l’achalandage en dévoilant l’invité du jour peu de temps avant son apparition. La première fois, on a appliqué le principe avec une extrême rigueur. C’est à 30 minutes d’avis que les gens ont su que Julie Desgagné et Martin Lavoie allaient faire de la musique.

«Ce jour-là, ça a été tranquille. Il est venu une dizaine de personnes, rapporte Guillaume Beaulac. Aujourd’hui, par contre, nous nous accordons un plus long délai avant de procéder à l’annonce sur notre page Facebook.» Précisons qu’en cas de pluie, les activités sont déplacées au parc Ball, dont le kiosque à musique est si joli. Il a aussi le mérite de mettre les artistes à l’abri.

Fait à signaler, plus l’été progressera et plus le nombre de spectacles augmentera. Il y en aura deux par semaine, puis trois, puis quatre, ce qui correspondra à la période où on aurait tenu Kénogami en Fête. Quand on lui demande si cet événement sera de retour en 2021, le directeur général évoque la possibilité qu’une orientation différente soit privilégiée.

Si les résultats sont jugés satisfaisants, en effet, l’expérience tentée cette année, avec Les Éphémères, pourrait s’inscrire dans la durée. «Il s’agit d’une nouveauté qui nous permet de faire de l’animation sur une longue période. Peut-être qu’en 2021, nous aurons une deuxième version», laisse entrevoir Guillaume Beaulac.