Daniel Bélanger a entraîné le public du Théâtre Banque Nationale dans son univers, jeudi soir, en lui offrant des pièces issues de son plus récent album Paloma, mais aussi de ses précédents disques.

Plongeon dans l'univers de Daniel Bélanger

Le public de Saguenay s'était visiblement ennuyé de Daniel Bélanger. Jeudi soir, dans un Théâtre Banque Nationale bien rempli, l'auteur-compositeur-interprète lui a donné raison de maintes façons, le transportant dans son univers planant situé quelque part entre les étoiles et le plancher des vaches.
Quand Daniel Bélanger met les pieds sur scène, il se l'approprie. Jeudi soir, il ne s'est pas contenté de livrer ses chansons. Il a offert un tout aux spectateurs réunis. L'auteur-compositeur-interprète réussit comme pas un à créer une ambiance, un monde qu'on peut découvrir sur disque, mais qui est encore plus éloquent en spectacle.
Sur écran géant, une vidéo humoristique a servi d'entrée en matière. Le public était invité à se « concentrer sur son visage ». Un exercice que le protagoniste à l'écran tentait de maîtriser de façon plutôt loufoque. Déjà, l'univers Bélanger s'installait.
Dès le départ, le public a entrepris de taper des mains pour accompagner l'arrivée des musiciens plongés dans le noir.
La foule qui a répondu à l'invitation de Diffusion Saguenay était particulièrement enthousiaste jeudi.
Elle s'est enflammée dès que Daniel Bélanger a lancé ses premières notes. L'auteur-compositeur-interprète a choisi d'amorcer la soirée avec Tout viendra s'effacer, titre de son plus récent album Paloma sorti en novembre dernier.
En quelques secondes, la voix de l'artiste a rempli la salle. Le public a tout de suite eu une idée de la qualité du spectacle auquel il aurait droit.
Bien que l'artiste présente ses nouveaux titres, notamment Il y a tant à faire, Métamorphose, Ère de glace et Le fil, il pige sans retenue dans l'ensemble de ses opus, au grand plaisir des fans.
En début de prestation, ceux-ci ont eu droit à Chante encore, pièce issue de Rêver mieux qui a suscité les applaudissements dès les premières notes.
 « Merci beaucoup d'être venus si nombreux. C'est tout, a lancé l'artiste en rigolant. Sérieusement, c'est vraiment chouette d'être de retour dans cette salle. Gênez-vous pas pour vous exprimer, vous branchez sur votre corps », a-t-il affirmé, faisant référence à la vidéo présentée en guise d'introduction. Ce fut sa plus longue allocution de la soirée. Daniel Bélanger ne s'empêtre pas dans les interventions entre les pièces. Il ponctue simplement le spectacle de brefs « merci » visiblement sentis.
Tout au long de la prestation, l'écran a contribué à plonger dans l'univers Bélanger d'une façon bien dosée. Des images ponctuent les différentes pièces, sans jamais tomber dans l'inutile.
Daniel Bélanger est remonté jusqu'en 1996, année de la parution de Quatre saisons dans le désordre, notamment avec Sortez-moi de moi et Les temps fous.
L'artiste profite aussi de la scène pour exposer sa force d'interprétation. Il a livré Tu peux partir parue sur l'album Nous avec émotions.
L'album Rêver mieux qui date de 2001 a été revisité à quelques reprises, notamment avec Fous n'importe où, Dans un spoutnik, Intouchable et Immortel et Te quitter.
Sur scène, Daniel Bélanger est solidement appuyé de musiciens qui voyagent avec aisance entre douceur et rock.
La présence du percussionniste Alain Quirion (qui propose notamment un solo de thérémine) en plus du batteur Alex McMahon, ajoute de la puissance aux pièces.
Le public s'est fait plaisir en chantant avec l'artiste la dernière portion de Rêver mieux, puis a reçu Le parapluie comme un cadeau.
Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter la salle à regret, au moment où le public réclamait un rappel. Difficile de deviner ce que l'artiste lui a servi, lui qui cumule les titres marquants depuis 25 ans, mais fort à parier que les spectateurs ont quitté la salle sourire aux lèvres.