Pierre Guitard chantera pour la première fois dans la région, les 5 et 6 mars. On pourra entendre ses compositions à la Boîte à Bleuets d’Alma, puis au Vieux Couvent de Saint-Prime.

Pierre Guitard, pour la première fois au Lac-Saint-Jean

Il y a un commencement à tout. Arrivé à Montréal en 2018, après avoir constaté que l’Acadie ne représentait pas la plateforme idéale pour faire connaître ses compositions, Pierre Guitard poursuit inlassablement son exploration du territoire. Il y a quelques mois, la tournée découlant de son premier album, Tuer la bête jusqu’à dimanche, l’a conduit en Abitibi. Cette semaine, le jeune homme foulera pour la première fois le sol gelé du Lac-Saint-Jean.

Deux rendez-vous figurent à son agenda, chaque fois en plateau double avec Lou-Adriane Cassidy. Ils se pointeront à la Boîte à Bleuets d’Alma, le 5 mars, à 20 h, avant de se déplacer au Vieux Couvent de Saint-Prime, le lendemain, à 21 h. Ils ont en commun d’avoir participé à la finale du Festival international de la chanson de Granby en 2017, une épreuve remportée par le chanteur originaire du Nouveau-Brunswick. Puis, celui-ci a emménagé dans la métropole, pendant que sa consoeur retournait vivre à Québec.

Pas trop sentimental à propos du concours, Pierre Guitard note qu’il lui a procuré peu de notoriété, mais que la bourse s’est révélée bien utile. Elle lui a donné les moyens de s’installer à Montréal et de produire un album. « À cet égard, ç’a changé la donne. Par contre, mes salles ne sont pas plus pleines, énonce-t-il. Pour l’exposure, les Francouvertes sont plus efficaces en raison de la présence des médias et des représentants de l’industrie. Même ceux qui ne se rendent en finale, ça les aide. »

Tuer la bête jusqu’à dimanche demeure sa carte de visite, tout comme le EP qui l’a précédé. La tournée arrive sur les derniers milles, toutefois. Le moment est venu de confectionner une nouvelle collection de chansons, ce qui commence par des bouts de phrases cueillis au vol. « Je ne sais pas ce que ça va donner, mais l’objectif est de sortir un disque à l’automne. Je ne suis pas sûr d’avoir assez de temps, mais on ne sait jamais », indique Pierre Guitard.

Si des compositions telles que La flamme et Flancher se distinguent par leur sobriété, tirant vers le folk, il ne déteste pas les arrangements touffus, du genre qui déménage. « J’ai des tounes guitare-voix et je fais aussi du pop rock alternatif. Des fois, je me laisse aller un peu plus. Sur scène, par exemple », laisse-t-il entrevoir. C’est ce que réaliseront les personnes qui le verront à Alma et à Saint-Prime, alors que trois musiciens l’appuieront.


« J’ai des tounes guitare-voix et je fais aussi du pop rock alternatif. Des fois, je me laisse aller un peu plus. Sur scène, par exemple. »
Pierre Guitard

L’album et le EP seront abondamment exploités, ce qui n’empêchera pas le chanteur d’offrir une nouvelle pièce, ainsi qu’une reprise du Crazy de Gnarls Barkley, en complément de programme. Il a d’autant plus hâte de se rendre au Lac-Saint-Jean que plusieurs de ses camarades ont du sang bleu, à commencer par le Robervalois Gab Bouchard. « J’ai assisté à son lancement, à Montréal, et c’était plein à craquer », rapporte Pierre Guitard.

Un mot à propos de son nouveau clip, enfin. Il s’appuie sur la chanson Flancher et témoigne de la personnalité de l’artiste. À l’origine, on ne devait pas le voir, puisque ça l’agace de prendre la place de comédiens dont c’est le métier de travailler devant la caméra. « J’ai toutefois accepté quand le réalisateur m’a proposé de jouer le rôle du mort, raconte-t-il. C’est donc moi qu’on voit dans le cercueil. »