Philippe Brach était de retour chez lui, jeudi, au Côté-Cour de Jonquière.

Philippe Brach de retour au bercail

Philippe Brach était attendu impatiemment par ses fans alors qu’il était de retour chez lui, jeudi. L’auteur-compositeur-interprète a amorcé une série de trois spectacles au Côté-Cour de Jonquière.

C’est devant une salle pleine à craquer que Philippe Brach était de passage dans sa région natale pour présenter, entre autres, le fruit de sa création, son troisième album, Le silence des troupeaux. 

L’énergie était palpable dans la salle. Il y avait quelque chose d’électrique dans l’air. Les premiers applaudissements l’auront confirmé.

Les amateurs qui ont fait leurs devoirs en écoutant le troisième album auront reconnu plusieurs pièces. La première portion aura accueilli, entre autres, Pakistan, La peur est avalanche et Rebound. Le public était plus que réceptif pour la pièce Dans ma tête, tirée de La foire et l’ordre. Ce segment aura également été l’occasion d’interpréter Alice en harmonie. Le public était au rendez-vous pour cette pièce populaire. La foule a pris son rôle au sérieux et a suivi l’artiste dès les premières paroles. 

La soirée marquait également un retour aux sources pour celui qui, l’instant d’une certaine époque collégiale, improvisait sur ces planches. Le chandail de la LIEJ qu’il portait à l’époque a été remplacé par une tenue d’inspiration asiatique. Cette aisance en improvisation se fait ressentir à maintes reprises entre les chansons. Le naturel sur scène est tel que l’auteur-compositeur-interprète a même le luxe d’accorder sa guitare au beau milieu de la pièce Rebound. 

Philippe Brach a pris la parole afin de rappeler les bons moments qu’il a passés au Côté-Cour, il y a déjà près d’une décennie. Cette série de trois spectacles était, en quelque sorte, un retour à la maison, un retour au bercail, pour emprunter ses mots. 

Le porte-parole de La Noce a cette capacité d’enchaîner les différents rythmes, et ce, pendant une même pièce. Il n’y a pas toujours de liens entre les diverses ambiances provenant des différentes chansons. Le folk, le rock très pesant et les moments plus groove se mélangent avec brio. Ce qui pourrait être une cassure pour plusieurs artistes coule très bien pour lui. 

Le retour de l’entracte a démarré avec Mes mains blanches, chanson tirée du dernier album. À l’image de l’artiste, cette série de spectacles est légèrement déjantée. Le spectacle de jeudi était la supplémentaire des spectacles de vendredi et samedi qui affichent complet depuis belle lurette. Heure de tombée oblige, Le Quotidien a dû quitter avant la fin du spectacle.

Première partie

Avant de sauter à pieds joints dans l’univers de Philippe Brach, le public aura eu droit à une première partie. David Couture aura préparé la salle impatiente à la venue de la tête d’affiche. Quelques chansons auront permis de découvrir un univers folk et planant et, de surcroît, francophone. David Couture aura eu le plaisir d’occuper les planches du Côté-Cour pendant une trentaine de minutes.