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<em>Merci</em> est un spectacle dans lequel Philippe Bond livre aux spectateurs des moments de sa vie privée. Il montera sur la scène du Théâtre du Palais Municipal de La Baie le 6 mai.
<em>Merci</em> est un spectacle dans lequel Philippe Bond livre aux spectateurs des moments de sa vie privée. Il montera sur la scène du Théâtre du Palais Municipal de La Baie le 6 mai.

Philippe Bond sans aucun complexe

Solveig Beaupuy
Journaliste stagiaire - Le Quotidien
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Philippe Bond viendra présenter son troisième spectacle, intitulé Merci, sur la scène du Théâtre du Palais Municipal, le jeudi 6 mai, à 19 h. Au départ, l’humoriste était sceptique à l’idée de performer devant un public de 250 personnes alors que les salles de spectacle pouvaient en accueillir quatre fois plus. Mais il a tellement aimé cette expérience qu’il a ajouté deux supplémentaires, dont celle de La Baie, à sa tournée.

« Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas fait de show [...]. Quand j’ai embarqué sur scène, l’accueil était tellement incroyable que j’ai dit à ma gérante : “Let’s go, book-moi ça, je veux faire des shows !” », raconte Philippe Bond, pour qui le titre de ce troisième spectacle est significatif.

« Mon spectacle s’appelle Merci, ce n’est pas pour rien, je le commence en remerciant chaque personne qui est là dans la salle, mes techniciens, ma femme. J’ai choisi d’appeler mon spectacle Merci bien avant la pandémie et je ne pouvais pas choisir un meilleur titre de spectacle en ce moment », estime-t-il.

L’humoriste aborde des sujets plus personnels que dans ses deux précédents spectacles. Il y parle de sa copine, de leur rencontre, de l’accouchement de leur fils ou encore de comment, rendu dans la quarantaine, il se sent vieillir.

« J’ai découvert à l’âge de 40 ans que j’étais allergique aux abeilles, j’ai failli mourir », plaisante-t-il, mi-figue, mi-raisin.

Merci est un spectacle dans lequel Philippe Bond livre aux spectateurs des moments de sa vie privée sans aucun complexe.

« J’ai un beau numéro sur l’accouchement et l’arrivée de mon fils, commence-t-il. Bon, lui, il va peut-être le trouver moins beau dans une dizaine d’années, quand il va comprendre ce que je raconte sur lui ! Mais pour l’instant, on se bidonne bien. »

Un horaire chargé

Ancien animateur de radio, Philippe Bond a décidé de signer un contrat à Radio Énergie à Montréal, cinq ans après avoir quitté ce milieu.

« J’ai vraiment été chanceux, je fais partie des humoristes qui travaillent le plus en ce moment, confie l’animateur, j’ai eu la chance de signer un contrat, on dirait que je voyais ça venir. »

Si la vie de plusieurs a été mise sur pause pendant la pandémie, Philippe Bond, lui, n’a pas eu une seconde à lui.

« Pendant la pandémie, j’ai fait de la radio, j’ai fait des spectacles virtuels pendant le temps des Fêtes, je me suis construit une maison, j’ai fait un deuxième enfant, alors j’ai été assez occupé », résume-t-il.

Adaptation virtuelle

Si l’humoriste a décidé de se lancer dans des spectacles virtuels, c’est à cause du grand nombre de demandes de la part d’entreprises comme Jean Coutu, Banque Nationale ou Desjardins.

« Pendant le temps des Fêtes, on fait toujours 10 ou 15 spectacles devant les compagnies, explique Philippe Bond, mais j’ai vu que la demande restait quand même forte malgré la pandémie. C’est ma gérante qui m’a suggéré d’écrire un spectacle virtuel. »

Mais pour ne pas gâcher son spectacle sur scène, l’humoriste ne voulait pas adapter son spectacle Merci en version virtuelle. Il a préféré créer un nouveau numéro : As-tu une heure que je te raconte ? « J’ai pour à peu près une heure de matériel, d’anecdotes, d’histoires vécues que je n’avais jamais racontées sur scène dans mes trois spectacles », raconte-t-il.

Au total, au mois de décembre, il a réalisé 17 spectacles virtuels et il a adoré ça. « Je ne m’attendais pas à ça, confie Philippe Bond. La beauté c’est qu’il n’y a pas de techniciens, pas de salle, je n’ai pas besoin de me déplacer, et on peut quand même interagir avec les gens. »

« Le premier spectacle virtuel, ça a été vraiment bizarre de faire des gags où tu n’entends pas vraiment les réactions, où il y a un délai de dix secondes », relate l’animateur de radio.

Si, au début, l’adaptation n’a pas été simple, Philippe Bond reconnaît qu’il s’est vite adapté et qu’à la fin, il était comme un poisson dans l’eau. « J’avais mon Facebook ouvert et les gens venaient m’écrire leurs commentaires en direct et je pouvais interagir avec eux autres », explique-t-il.

L’impression d’un nouveau spectacle

Tout ce qui entoure l’humoriste devient source d’inspiration. « C’est la beauté d’un raconteur, pouvoir puiser dans son quotidien pour faire rire les gens », souligne-t-il.

Philippe Bond a vu sa cote de popularité monter en flèche, si bien que sa gérante est venue le voir pour lui dire que des dates pour son troisième spectacle avaient été vendues, alors qu’il n’avait même pas fini la tournée de son deuxième spectacle.

Cependant, même si la tournée de Merci avait commencé avant la pandémie, avant d’être arrêtée, l’artiste n’a pas l’impression qu’il s’agit du même spectacle.

« J’ai tellement été arrêté longtemps à cause de la pandémie que je redécouvre mon spectacle. C’est comme si pour moi c’était un quatrième spectacle », confie Philippe Bond.

Si pour l’instant l’humoriste se laisse le temps d’avancer sa tournée avant de songer à un quatrième spectacle, il a cependant quelques idées derrière la tête.

« Je vais peut-être écrire un petit numéro sur le fait d’être cloîtré dans sa maison et sur le fait que ma blonde avait vraiment hâte que la tournée reprenne parce qu’elle était tannée de m’entendre à la maison », plaisante Philippe Bond.