Klô Pelgag posera sa voix pour la dernière fois sur l’album L’étoile thoracique, jeudi soir, à l’occasion d’un concert présenté au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. La chanteuse sera alors accompagnée par l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pelgag en version orchestrale

La tournée officielle de l’album L’étoile thoracique est terminée depuis un bout de temps, ce qui n’empêchera pas Klô Pelgag de sortir pour une vraie dernière fois, jeudi, à 20 h. Elle rejoindra l’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean sur la scène du Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, à l’occasion d’un programme entièrement centré sur cet enregistrement, le deuxième de sa jeune carrière.

Le chef Jean-Michel Malouf sera au pupitre et parmi les membres de la formation, signalons la présence du violoncelliste David Ellis et de la violoniste Nathalie Camus. Elle n’a rien d’étonnant pour les mélomanes, évidemment. L’intérêt tient au fait que c’est leur fils, Nicolas Ellis, qui a dirigé l’« orchestre maison de L’étoile thoracique » au cours des sessions d’enregistrement tenues en 2016.

« Je ne savais pas que ses parents faisaient partie de l’orchestre. J’ai hâte de rencontrer ses géniteurs », a lancé Klô Pelgag, d’un ton enjoué, mardi, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Elle était tout aussi heureuse d’apprendre que les billets donnant accès au parterre sont écoulés depuis quelques jours, ce qui a incité plein de gens à migrer au balcon.

« Je sors de ma grotte de création pour donner ce concert et je trouve ça le fun de le faire au Saguenay, puisque c’est le genre de truc qui se passe à Montréal, d’habitude. C’est là que les trois premières représentations ont eu lieu et chaque fois, on a fait l’album au complet, en suivant l’ordre des chansons », fait remarquer l’auteure des Ferrofluides-fleurs.

La seule différence, mais elle est de taille, découle des orchestrations concoctées par Mathieu Pelletier-Gagnon.

Il les a conçues à partir de celles qui figurent sur l’album, lesquelles portent également sa signature.

Précisons, pour l’anecdote, que ce musicien est le frère de Klô Pelgag. « Il a un talent particulier pour les arrangements, souligne-t-elle. C’est là-dedans qu’il a étudié et c’est devenu sa spécialité. Je suis chanceuse d’avoir pu compter sur lui. Sur de tels projets, la connexion est toujours facile. »

Ce qui semble moins évident, c’est l’horaire serré qui l’attend au Saguenay. Sitôt arrivée, la chanteuse participera aux répétitions avant de rencontrer le public en soirée. Loin d’être anxieuse, cependant, elle savoure d’avance le plaisir que lui procurera cette sortie hivernale.

« Je considère ça comme un cadeau. Un orchestre, c’est massif. Ça donne un grand souffle aux compositions. Et vu l’état de l’industrie, on ne sait pas si on revivra une expérience de ce genre », énonce Klô Pelgag.

Quant à la grotte de création évoquée tantôt, elle doit donner naissance à un nouvel album à l’intérieur d’une fenêtre temporelle plus ou moins définie. « Il n’y a pas d’échéancier. J’essaie de prendre mon temps pour arriver avec quelque chose de pertinent », mentionne celle qui, au dernier gala de l’ADISQ, a reçu le prix de l’Interprète féminine de l’année.