L’écrivain Jean Désy ne perd rien pour attendre. Déçu de ne pas pouvoir vivre l’expérience de La Totale au printemps, du fait de la crise sanitaire, il pourra se reprendre dans les prochains mois, assure Céline Dion, coordonnatrice des Écrivain.e.s de la Sagamie.
L’écrivain Jean Désy ne perd rien pour attendre. Déçu de ne pas pouvoir vivre l’expérience de La Totale au printemps, du fait de la crise sanitaire, il pourra se reprendre dans les prochains mois, assure Céline Dion, coordonnatrice des Écrivain.e.s de la Sagamie.

Pas question de renoncer à La Totale pour les Écrivain.e.s de la Sagamie

L’association des Écrivain.e.s de la Sagamie ne se laisse pas abattre par un virus, si vilain soit-il. Trois activités qui devaient se dérouler au printemps, dont l’événement La Totale mettant en vedette l’auteur Jean Désy, seront reprogrammées à l’automne. Les autres prennent la forme d’une lecture publique, Le Relais des images, et d’ateliers d’écriture.

Comme le souligne la coordonnatrice Céline Dion, chacun de ces projets se concrétisera dans la mesure où les conditions sanitaires le permettront. Néanmoins, c’est avec une confiance prudente, motivée par la tournure qu’a prise le déconfinement au Saguenay–Lac-Saint-Jean, qu’elle voit se profiler la rentrée.

«Nous avons beaucoup évolué à l’intérieur de ça», a mentionné la coordonnatrice au cours d’une entrevue accordée au Progrès.

L’atmosphère n’est plus celle qui prévalait le 15 mars, jour où elle a annoncé, par voie de communiqué, que La Totale était annulée. L’édition 2020 devait se tenir du 21 au 27 mars, dans plusieurs villes de la région. Ça s’annonçait comme une grande fête.

Comme le veut la formule, Jean Désy avait un agenda chargé. Il comprenait des rencontres avec des étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi, ainsi que des cégeps de Saint-Félicien, d’Alma, de Jonquière et de Chicoutimi. Un souper était prévu à l’Auberge des 21, de même qu’un atelier d’écriture et une sortie en raquettes à Saint-Gédéon.

«Charles Sagalane voulait l’amener sur une île. Il aurait accroché plein de poèmes de Jean Désy dans un arbre», fait observer Céline Dion.

Un autre atelier d’écriture avait été organisé à Mashteuiatsh, de quoi plaire à cet écrivain originaire du Saguenay qui a développé des liens étroits avec les membres des Premières Nations.

«Jusqu’à la fin, Jean [Désy] a résisté. Il voulait qu’on maintienne cette édition de La Totale, la plus grosse jamais présentée. L’annulation l’a déçu, mais je lui ai dit que c’était partie remise. On vise le mois de novembre et si ce n’est pas possible, on tiendra l’événement en mars», affirme la coordonnatrice des Écrivain.e.s de la Sagamie.

Sa motivation est d’autant plus grande que Jean Désy rejoint un public large, ce qui embrasse les jeunes générations. Son humanisme, ses récits et sa poésie touchent une corde sensible chez eux. «Ils l’aiment et comme il n’a jamais cessé d’enseigner, sa façon de communiquer fitte avec les jeunes», fait valoir Céline Dion.

Le relais des images

Le Relais des images est un autre projet qui a été perturbé par la pandémie. Il est parti d’une idée originale, soit de jumeler un écrivain avec un photographe. Le premier produisait un texte que l’autre devrait illustrer, un récit qu’un deuxième écrivain avait pour mission de poursuivre, de même qu’un deuxième photographe.

Au total, huit cycles ont été complétés et le fruit de cette démarche devait être livré le 26 avril, à la faveur d’une lecture publique jumelée à des projections. Ça devait se passer à la salle Marguerite-Tellier, située à l’intérieur de la bibliothèque municipale de Chicoutimi. «Nous attendions 100 personnes et là encore, nous nous reprendrons à l’automne», assure Céline Dion.

S’agissant des ateliers d’écriture, enfin, on remarque le même désir de maintenir les rendez-vous laissés en plan du fait de la crise sanitaire. Ces activités destinées au grand public, tenues dans des bibliothèques municipales, auraient été animées par les écrivains Jean Désy (mars), Mylène Bouchard (avril) et Mathieu Villeneuve (mai). Elles aussi seront reportées à l’automne.