Plusieurs thèmes sont évoqués dans la pièce Oh Happy Days, dont celui de l’identité. Une dernière série de représentations sera présentée du 4 au 7 avril, à la Salle Murdock de Chicoutimi.

Pain Noir présente «Oh Happy Days»

Trois hommes sur la scène, trois personnages qui articulent la pensée de William Gagnon, qui est aussi l’un des interprètes de la pièce Oh Happy Days. Pendant une heure, ils articulent une vision du monde où cohabitent la colère, les blocages, la recherche d’une forme de sérénité qui, comme le ballon de football que Charlie Brown essaie de botter en vain, tarde à se manifester.

Cette création de la compagnie Pain Noir, formée l’année dernière, est présentée à la Salle Murdock située à l’intérieur du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. On est loin du théâtre d’été genre Faut placer pépère, ce que reflète la nature de ce projet qui marque la fin de la maîtrise en art que l’auteur a amorcée à l’UQAC.

Une première série de représentations a eu lieu la semaine passée, devant une vingtaine de spectateurs en moyenne. « Compte tenu de l’absence de publicité, ça s’est bien passé. En plus, les commentaires ont été presque unanimes. Les gens passent un bon moment, tout en sortant de leur zone de confort », a souligné William Gagnon mardi, lors d’une entrevue accordée au Quotidien.

Précisant que la pièce sera de retour du 4 au 7 avril à 20 h (en passant, les billets coûtent 20 $), il raconte que l’un des personnages, Louis-Elle, est engagé dans une relation amoureuse avec Gigon-Pierre. Celui-ci est victime d’un blocage, cependant, lequel est source d’une grande colère. Quant au troisième larron, Bataille, il occupe une position intéressante, légèrement équivoque.

« C’est lui qui porte la voix du public dans cette histoire, au fil de ses interventions. De cette manière, la pièce joue avec le mur invisible qui sépare la scène et la salle. C’est du théâtre assez performatif, une pièce coup-de-poing à travers laquelle j’articule une vision sur le monde, où je pose aussi des questions relatives à l’identité. Les spectateurs sont plongés dans différents univers, mais le contenu est cohérent, critique de la société de consommation », décrit William Gagnon.

La présente série de représentations ne marquera pas la fin des activités pour la compagnie Pain Noir, assure l’auteur et comédien, qui partage la scène avec Ianrick Villeneuve et celui qui signe la mise en scène, Patrice Tremblay. « Nous travaillons sur d’autres projets qui se concrétiseront à l’automne », confirme l’homme de théâtre.