Olivier Martineau viendra présenter son deuxième spectacle, Parfa, au Théâtre Banque Nationale, le 23 janvier.

Olivier Martineau et son humour plus affûté

Dans «Parfa», l’humoriste Olivier Martineau conserve son même cheval de bataille, « haïr le monde ». L’homme à l’humour incisif s’attaque, dans son deuxième spectacle, à l’imperfection dans laquelle on se satisfait trop souvent et il fait le procès de tout ce qui est médiocre.

Quelques jours avant de démarrer officiellement ce nouveau projet, qui l’occupera pendant les deux prochaines années, Olivier Martineau raconte avoir conçu un spectacle qui est plus près de ses opinions personnelles.

« C’est excessivement philosophique, les sujets et les thèmes que j’aborde dans le spectacle. La réflexion, elle est là, mais elle est emballée dans plusieurs jokes de graines, raconte-t-il. Je suis la même lame, mais je suis encore plus affûté qu’avant. »

Celui qui se décrit comme étant trop vieux pour être jeune, mais trop jeune pour être vieux aime repousser les limites. Brasser la cage ne veut cependant pas dire être méchant.

« Il y a une différence entre choquer et blesser. J’avertis les gens dès les premières minutes du spectacle : “Vous allez être choqués.” S’ils ne sont pas capables de le prendre, les spectateurs ne sont pas attachés à leur siège. Ils peuvent se lever et s’en aller », affirme celui qui suggère que le public de Parfa soit âgé de 16 ans et plus.

Cette tendance à tirer sur l’élastique n’empêche pas Olivier Martineau d’être rassembleur et accessible. « Je mène une guerre contre les écureuils sur mon terrain, une guerre qui ne finira jamais. Je suis aussi obsédé par la couleur de mon gazon. Je fais un grand bout sur l’émission de Denis Lévesque dans le spectacle. Il n’y a pas vraiment de plus grand dénominateur commun que lui », estime l’homme qui se plaît à être salace.

Parfa s’inscrit dans la lignée du stand-up à l’américaine, avec des punchs qui arrivent à la fin de chaque ligne. En entrevue, l’humoriste, que l’on peut aussi entendre à la station de radio Énergie, décrit ses textes comme étant très « précis ».

« Je ne fais pas des longues anecdotes de camping qui dure 10 minutes et dans laquelle on sourit une fois et on ne rit pas vraiment. »

Ce second spectacle marque aussi le retour d’Olivier Martineau à la guitare. Il a d’ailleurs hâte de faire entendre ses nouvelles chansons grivoises au public. « Je me suis rendu compte que je n’étais pas Les Beatles. Je ne peux pas jouer mes grands succès pendant 40 ans », résume-t-il.


« Je mène une guerre contre les écureuils sur mon terrain, une guerre qui ne finira jamais. Je suis aussi obsédé par la couleur de mon gazon. Je fais un grand bout sur l’émission de Denis Lévesque dans le spectacle. Il n’y a pas vraiment de plus grand dénominateur commun que lui. »
Olivier Martineau

Olivier Martineau lancera ce nouveau one-man-show le 21 janvier, à la salle Albert-Rousseau de Québec. Deux jours plus tard, il sera au Théâtre Banque Nationale, à Chicoutimi.