L’artiste natif de Saguenay OliCorno a exposé à New York sa série Témoins de grandeur, qui comporte ces deux iris. ­­

Olicorno réalise son plus grand rêve

Olicorno n’en revient pas. Après seulement six ans de carrière, il a déjà réalisé son plus grand rêve : celui de participer à une exposition d’envergure internationale dans la Grosse Pomme, l’Artexpo New York 2019. Là-bas, pour couronner le tout, il a vendu la moitié des oeuvres qu’il présentait au public américain.

Cette participation lui a ouvert de nombreuses portes pour des projets aux quatre coins de la planète. « Souvent, on pense que ce sont les artistes avec 10 ou 15 ans d’expérience qui ont des opportunités comme celle-là. Certains n’en auront jamais. Moi, je n’ai pas 30 ans et j’ai déjà des participations à des musées et des ventes un peu partout dans le monde. Je suis dépassé par les événements », a laissé tombé l’artiste natif de Saguenay, dans une entrevue téléphonique avec Le Progrès. Depuis 2019, il réside à Montréal, et cela fait maintenant six ans qu’il se consacre à ses arts, entre la performance et la peinture.

En avril, Olivier Corneau exposait au Centre national d’exposition (CNE), dans sa ville natale, à Saguenay. « Cette expérience a fait une grosse différence dans ma carrière, que ce soit pour les investisseurs ou les collectionneurs. Le fait d’avoir l’étampe officielle d’une institution qui est reconnue partout dans la province, c’était très important pour moi. J’ai eu beaucoup plus d’opportunités après cette exposition-là », a-t-il souligné. Il avait avoué, en entrevue, que le fait d’avoir accompli son plus grand rêve le fait sourire aujourd’hui.

L’artiste Olicorno pose ici avec deux collectionneurs new-yorkais qui ont fait l’achat d’une de ses oeuvres les plus importantes présentées à l’événement.

Artexpo New York

Sa participation à l’Artexpo New York représentait vraiment son plus grand rêve comme artiste. Les quatre jours qu’il a passés là-bas, du 4 au 7 avril, se sont agréablement bien déroulés selon lui. Il avait investi 15 000 $ pour participer à l’événement et ne s’attendait pas à se rembourser de sitôt. « Je me disais que ça ne me dérangeait pas de repayer cet investissement sur plusieurs années. Si les gens s’achètent des voitures et les repaient sur trois ou quatre ans, je pouvais faire la même chose avec le rêve de ma vie », a-t-il expliqué.

En plus des ventes, l’événement lui a apporté de nombreuses opportunités d’affaires. L’artiste a avoué avoir eu des offres pour des expositions à Londres, à Barcelone et à New York. Olicorno devra ainsi faire des choix importants dans les prochaines semaines.

Préparation olympienne

Pour se préparer à un tel événement, le Saguenéen a avoué qu’il s’est senti comme s’il allait à la guerre, ou encore, aux Olympiques. « Je sentais qu’à chaque moment où je perdais du temps, je m’éloignais de mon objectif. C’était très difficile comme hiver ; j’ai pleuré plein de fois. Ce n’était vraiment pas une vie normale de me préparer pour ça. C’était vraiment une préparation olympique », a-t-il admis, précisant qu’il a dû refuser de participer à de nombreuses activités avec ses proches.

Olicorno a profité de l’Artexpo New York pour dévoiler sa collection d’iris blancs.

Exposition à Montréal

De retour à Montréal, Olicorno n’a pas eu le temps de souffler, alors qu’il a dévoilé, le 11 avril, des pièces en toute exclusivité de sa nouvelle série Memento Mori à la galerie AVE. Ces pièces seront exposées jusqu’au 15 mai dans la métropole.

Il sera aussi en résidence à la Galerie Angers, au Vieux-Port de Montréal, tout l’été. Il incite les gens à prendre rendez-vous pour venir le rencontrer. Si certains ne peuvent pas se déplacer, l’artiste invite tous les intéressés à le suivre sur sa page Facebook, Olicorno, ou encore sur son Instagram du même nom, où il dévoile ses oeuvres, mais également l’envers du décor de ses créations.