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Exceptionnellemnt, le parcours thématique sera ouvert cet hiver.
Exceptionnellemnt, le parcours thématique sera ouvert cet hiver.

Odyssée des Bâtisseurs: un tout nouveau film 360 degrés en préparation

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
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La journée de lundi marque la réouverture des musées au Québec, dont celui de l’Odyssée des Bâtisseurs à Alma. L’endroit, chapeauté par la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, amorce son retour avec la promesse d’un tout nouveau film 360 degrés qui sera présenté dans le château d’eau, en plus d’une nouveauté pour son parcours thématique.

Cette plus récente production aurait dû être présentée dès l’été dernier dans l’enceinte du réservoir, mais la pandémie a retardé la fin du tournage. C’est finalement au cours des dernières semaines qu’ont pu être réalisées les scènes hivernales, complétant ainsi l’oeuvre qui sera projetée dès le début de la saison touristique en juin.

Les salles d’exposition sont de nouveau prêtes à accueillir les visiteurs.

«Nous avions commencé à tourner les scènes d’été et d’automne en 2019, et les scènes d’hiver devaient l’être en mars 2020. On a donc dû tout arrêter avant de le compléter. Et j’avoue qu’en décembre dernier, nous avons eu une petite frousse à savoir si on allait pouvoir tourner nos scènes hivernales», explique la directrice générale de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, Anne-Julie Néron.

Loin du documentaire, le film se situe cette fois-ci beaucoup plus près d’une oeuvre de fiction contemporaine, en racontant l’histoire d’une jeune fille et de ses parents qui viennent s’établir dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À l’aide d’une narration écrite par la poète originaire de Mashteuiatsh Marie-Andrée Gill, ainsi qu’une trame sonore réalisée par l’ancien enseignant du Collège d’Alma, le percussionniste Robert Pelletier, le scénario revêt un fini beaucoup plus artistique que ceux qui ont été présentés précédemment dans le château d’eau.

Un drone et une caméra 360 degrés ont été utilisés pour le tournage du film qui a débuté en 2019.

«On veut se laisser immerger par les images qui sont super belles, tant celles dessinées par une illustratrice que celles captées sur le territoire, et par les mots de Marie-Andrée Gill. Nous sommes vraiment dans l’univers du cinéma et des arts et très loin du documentaire», spécifie la directrice générale au Quotidien.

Il va sans dire que de tourner un film en 360 degrés nécessite une certaine expertise. Pour ce faire, l’Odyssée des Bâtisseurs s’est tournée vers le studio de création Cadabra, ainsi que l’agence de production régionale Canopée. À l’aide d’un drone et d’une caméra 360 degrés, ces équipes ont procédé à la captation de différents lieux un peu partout autour du lac Saint-Jean, de Chambord jusqu’à Hébertville, en passant par le quartier patrimonial Riverbend d’Alma.

La directrice générale de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, Anne-Julie Néron, ainsi que la coordonatrice des expositions et de l’éducation, Jessica Lapointe.

«C’est un investissement d’un peu plus de 600 000 $. Heureusement, avec l’évolution des moyens technologiques d’aujourd’hui, c’est beaucoup plus accessible. Nous n’aurions pas pu nous payer une telle production à l’époque du premier film 360 degrés en 2004, ça aurait été beaucoup trop dispendieux à ce moment», admet Anne-Julie Néron.

Réouverture du site

L’équipe de l’Odyssée des Bâtisseurs a dû faire preuve de rapidité dans les derniers jours afin de relancer ses activités, puisque l’autorisation de rouvrir ses portes était complètement inattendue pour le musée. Mais même si la directrice générale ne se doutait pas que les salles d’exposition reprendraient vie si vite, celle-ci assure que l’endroit est fin prêt pour accueillir le public, les modifications quant aux restrictions sanitaires étant déjà appliquées depuis l’été dernier.

L’exposition temporaire s’attarde à la mort mystérieuse d’Abraham Gallop.

En nouveauté, les visiteurs pourront maintenant accéder au parcours thématique pendant la saison hivernale, contrairement aux années précédentes. L’exposition permanente sera elle aussi ouverte au public, en plus de l’exposition temporaire Qui a tué Abraham Gallop?, présentée pour une deuxième année. Celle-ci, construite sous forme d’enquête à l’aide d’archives et de preuves à conviction, s’attarde à un possible meurtre célèbre en région, et invite le participant à forger sa propre opinion sur ce cas qui demeure toujours sans réponse. Croyez-vous, oui ou non, qu’Émily Sprague soit à l’origine de la mort de son mari en 1925?

«C’était la première fois que nous faisions une exposition comme celle-là et nous étions très fiers. Il y a beaucoup de contenu, et nous trouvions ça dommage que la fréquentation ait été si faible en 2020. Nous avons connu un bel été, mais reste que peu de gens ont vu l’exposition, donc nous avons décidé de la garder encore un été», explique Anne-Julie Néron.