Directrice de la programmation et du marketing à Diffusion Saguenay, Claudine Bourdages est la nouvelle présidente d’Objectif Scène. Elle succède à Bernard Duchaine, de la Corporation Île du Repos qui occupait cette fonction depuis cinq ans.
Directrice de la programmation et du marketing à Diffusion Saguenay, Claudine Bourdages est la nouvelle présidente d’Objectif Scène. Elle succède à Bernard Duchaine, de la Corporation Île du Repos qui occupait cette fonction depuis cinq ans.

Objectif scène: nouveau CA, nouveaux défis

L’alerte a été chaude, mais au moment où un nouveau conseil d’administration prend les rênes d’Objectif Scène, présidé par Claudine Bourdages de Diffusion Saguenay, on ne craint plus pour la survie de ses membres. Les organisations qui semblaient battre de l’aile au printemps, du fait de la pandémie, ont repris suffisamment de couleurs pour envisager l’avenir avec un minimum d’optimisme.

«Au début de la crise, tout le monde a été pris de court. Il y a eu de l’inquiétude, mais aujourd’hui, nous croyons que chaque diffuseur va demeurer actif. Même s’il reste plein d’inconnues, on n’a plus peur de perdre l’un d’eux», se réjouit la directrice générale Julie Maltais.

Parmi les priorités du nouveau CA, elle identifie la planification stratégique, un exercice mené tous les trois ou quatre ans. Une ressource externe sera embauchée afin de piloter ce chantier qui prendra une couleur particulière en raison de la crise sanitaire. Il sera question du financement, de l’impact des récents événements sur les opérations, ainsi que des besoins qu’exprimeront les membres vis-à-vis l’organisme sans but lucratif.

Un projet de relance
En parallèle, Objectif Scène planchera sur un projet de relance collectif, lequel devrait se déployer à l’automne. «L’objectif consiste à garder vivants les arts de la scène en attendant la réouverture complète des lieux de diffusion. La réflexion est amorcée et ça pourrait passer par une campagne de promotion, ainsi que des spectacles. Nous sommes à l’étape où il faut trouver des partenaires et procéder au montage financier pour voir si c’est réaliste», indique Julie Maltais.


« Au début de la crise, tout le monde a été pris de court. Il y a eu de l’inquiétude, mais aujourd’hui, nous croyons que chaque diffuseur va demeurer actif. Même s’il reste plein d’inconnues, on n’a plus peur de perdre l’un d’eux »
Julie Maltais

Autre signe que les diffuseurs se projettent vers l’avenir, ils souhaitent pérenniser Les mots parleurs, un événement qui a pris de l’ampleur dans les dernières années. En même temps, ils veulent remettre à l’affiche Le rendez-vous régional des arts de la scène, une rencontre tenue au printemps, juste avant la Bourse Objectif Scène.

«L’an passé, une cinquantaine de personnes avaient participé au Rendez-vous, qui s’étale sur deux jours. Nous avions invité une dizaine de producteurs de spectacles pour ce que nous appelons La petite séduction. Ça les aide à voir dans quel contexte évoluent les diffuseurs de la région, tout en favorisant la concertation. Nous en avions profité pour effectuer une tournée des salles du Lac-Saint-Jean», rapporte Julie Maltais.

À très court terme, par ailleurs, Objectif Scène attend des nouvelles du gouvernement du Québec, relativement aux restrictions imposées dans les salles. La limite de 50 spectateurs sera-t-elle haussée à compter de la mi-juillet? Permettra-t-on aux gens de s’asseoir à un mètre de leur voisin, au lieu de la norme de 1,5 mètre? Réponse dans quelques jours.