Nicolas de la Sablonnière lance le troisième volume de la série intitulée Jens de la montagne, vendredi. Le nouvel opus, écrit l’hiver dernier, renferme des réflexions à travers lesquelles on sent le poids de la saison sur son humeur.

Nicolas de la Sablonnière persiste et signe

Il ne s’agit pas d’un journal personnel à proprement parler. Néanmoins, le troisième opus de la série Jens de la montagne ouvre une fenêtre sur la vie intérieure de son auteur, Nicolas de la Sablonnière. Après avoir abordé l’automne et le printemps dans les deux premiers ouvrages, le Jonquiérois s’est attaqué à l’hiver et clairement, ce n’est pas sa saison préférée.

« L’année passée, j’ai vécu un hiver solitaire, un hiver renfermé. Ce n’était pas facile pour le moral, une saison de digestion, de concassage. À l’approche du printemps, par contre, il y a eu un changement pour le mieux. Ça s’est mis à fleurir. On le sent dans l’écriture », a-t-il mentionné mercredi, à la faveur d’une entrevue accordée au Quotidien.

Comme c’est le cas depuis le début de cette démarche, les textes sont publiés dans l’ordre où ils ont été conçus. Certains sont très courts, d’autres plus longs. Ils évoquent un peu la saison. L’imagerie propre à l’hiver filtre entre les lignes. Mais l’auteur précise que cette fois, plus que jamais, les considérations philosophiques prennent le pas sur tout le reste.

« Je pense que le froid aide la pensée à se cristalliser. Parmi les thèmes qui ressortent, il y a la morale, la logique, l’imagination, la pensée, le mysticisme, la science, la nature et le temps, qui, lui, est évoqué plusieurs fois. Je fais le tour du terrain, en quelque sorte, sans toutefois aborder la question du sexe. Parce que ce n’est pas le moment de l’année où il se situe à l’avant-plan de mes préoccupations », confie Nicolas de la Sablonnière, aussi connu sous le nom de Delasablo.

Comme les précédents, le livre est publié à compter d’auteur, par le truchement des Éditions de l’oiseau-mouche. Le lancement aura lieu le 7 décembre, à 17 h, à la librairie Point de suspension située à l’intérieur du centre Bang, à Chicoutimi. Le tirage est modeste, les perspectives commerciales quasiment nulles, mais l’homme persiste. Il complétera le cycle l’été prochain, d’abord en écrivant, puis en livrant le fruit de ses réflexions dans les premiers mois de 2020.

« Il y a moins de lecteurs et ça ne me dérange pas. Il s’agit d’une œuvre de longue haleine et je sais qu’elle va faire des petits. Ça va finir par débloquer, mais peut-être pas de mon vivant. En attendant, je constate que mon écriture évolue et j’en profite pour exprimer des pensées qui, parfois, circulent longtemps avant de me revenir en tête. Ce sont ces fruits que je lance au vent, de la même manière que je le fais avec mes tableaux », décrit Nicolas de la Sablonnière.