Nathalie Lavoie examine l’une des deux oeuvres qu’elle a pu montrer à Berlin, soit la version initiale qui avait été présentée pour la première fois à la galerie l’Oeuvre de l’autre.

Nathalie Lavoie présente deux oeuvres à Berlin

À défaut de se rendre à Berlin, l’artiste saguenéenne Nathalie Lavoie y a été représentée par deux de ses œuvres, le mois dernier. Transférées sur de grandes bannières, elles ont été accrochées dans le hall du Musée des sciences naturelles à la faveur d’une exposition ayant pour titre Evolutionary Biology: Appealing to the Populous.

Fruit d’une collaboration entre la Faculté des sciences naturelles de l’Université Humboldt, la Bibliothèque du Campus Nord et le Musée des sciences naturelles, cette manifestation était intégrée à la programmation de la Semaine de la science. Elle a mobilisé 23 artistes internationaux sélectionnés par un comité que présidait la commissaire mp Warming, une Américaine établie à Berlin.

Intitulées Interrelations 1 et 2, les deux pièces soumises par Nathalie Lavoie avaient été créées dans le cadre d’une résidence tenue à la galerie L’Œuvre de l’autre, située sur le campus de l’UQAC. Elle avait tracé avec un souci de précision impressionnant les nervures de feuilles prélevées près de sa résidence de La Baie. Ces dessins avaient été numérisés à Alma, au Centre Sagamie, puis superposés afin de générer de nouvelles images encore plus touffues, plus complexes.

« Ça parle du rapport entre la nature et la pensée. Le parallèle entre les feuilles et le cerveau humain est apparu de façon intuitive, les deux s’articulant autour d’un axe central. On y retrouve l’idée de la symétrie, même imparfaite », a mentionné l’artiste, il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue accordée au journal.

C’est elle qui a soumis sa candidature au comité berlinois, qui l’a acceptée en juillet. Il restait à voir de quelle manière ses dessins seraient mis en valeur et sur ce plan, ses attentes ont été comblées. « Je suis contente de l’emplacement qui a été choisi. 

Les bannières ont été déployées de chaque côté d’une statue. Au préalable, j’avais adapté les dessins, en plus d’éliminer des imperfections, en vue de leur agrandissement », indique Nathalie Lavoie.

L’exposition a été présentée du 1er au 17 novembre et, même si l’artiste n’a pas été en mesure de se rendre à Berlin, ses échanges avec mp Warming, notamment via Skype, lui ont laissé une impression favorable. « Une affinité s’est développée entre nous. Nous avons eu l’occasion de discuter. Elle a visité mon site », se réjouit-elle.

Les bannières se trouvent toujours à Berlin et l’idée de les montrer ailleurs en Europe trotte dans la tête de Nathalie Lavoie. Un autre projet dont les contours sont plus précis porte sur la publication d’un livre découlant de l’exposition tenue à L’Œuvre de l’autre, L’écologie des lignes. En parallèle, la Baieriveraine planchera sur sa prochaine exposition en solo, laquelle est prévue pour les mois de septembre et octobre, au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

À défaut de bien montrer les oeuvres de Nathalie Lavoie, cette photographie captée à Berlin, le mois dernier, donne une idée de la manière dont elles ont été mises en valeur dans le cadre d’une exposition internationale tenue à l’Université Humboldt. Les dessins de l’artiste baieriveraine avaient été imprimés sur les grandes banderoles tendues de chaque côté de la statue qui se trouve au centre de la salle.
Détail de l’un des dessins de Nathalie Lavoie, qui trace un parallèle entre les nervures d’une feuille et la vue en coupe du cerveau.