Myriam Dufour (à gauche) chantera pour la première fois depuis six ans dans la région. Elle se produira au Côté-Cour de Jonquière le 17 mars, ce qui lui permettra de montrer différentes facettes de son talent, qu’il s’agisse de ses compositions ou de versions livrées en duo, ainsi qu’avec ses trois musiciens. — photo le quotidien, rocket lavoie

Myriam Dufour: du classique à la chanson pop

La dernière fois que Myriam Dufour a chanté dans la région, c’était pendant ses études en chant classique au Collège d’Alma, il y a six ans. Depuis ce temps, l’interprète originaire de Chicoutimi a bifurqué vers le chant populaire, une transition majeure qui fut négociée harmonieusement, comme en fait foi le baccalauréat qu’elle complétera au printemps, à l’UQAM.

C’est dans ce contexte que l’interprète a monté un spectacle qu’elle présentera devant des juges, lequel tiendra lieu d’examen final. Il est prévu pour le 17 avril, dans la métropole, mais la véritable première aura lieu le 17 mars, au Côté-Cour de Jonquière. Une version allongée sera alors proposée avec la complicité de trois musiciens, dont le conjoint de la jeune femme, le bassiste et guitariste Keven Picard.

« Je voulais montrer où j’étais rendue, notamment en ce qui touche mes compositions. Comme je n’ai pas chanté au Saguenay depuis longtemps, à l’exception de quelques mariages, j’ai hâte à cette soirée qui réunira beaucoup de personnes que je connais. Il reste des places (on peut réserver sur le site du Côté-Cour), mais c’est presque complet », a précisé Myriam Dufour à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Le spectacle couvrira les trois projets qui ont mobilisé la chanteuse dans les derniers mois. Avant la pause, elle livrera ses compositions qui possèdent des accents pop. Les textes sont en français, tandis que la musique reflète ce qui joue à la radio commerciale, tout en laissant filtrer son intérêt pour le travail de Daniel Bélanger.

« Ça peut intéresser autant les adultes que les adolescents », précise la Chicoutimienne, qui profitera du début de la soirée pour intégrer quelques pièces mobilisant son conjoint à la guitare acoustique. Au retour de la pause, par ailleurs, elle et ses musiciens s’engageront dans une succession de medleys mettant à l’honneur des succès populaires. Il s’agit d’un concept taillé sur mesure pour le marché corporatif, ce qui faisait également partie de sa démarche académique.

Réaliste, Myriam Dufour croit que le volet corporatif, de même que ses duos avec Keven Picard, constitueront ses meilleurs arguments pour trouver du travail à la fin de ses études. Elle qui a troqué le classique pour la musique populaire afin de se donner plus de liberté dans la création et l’interprétation souhaite aussi que ses compositions suscitent de l’intérêt. « J’ai confiance en elles, mais si on décidait de les diffuser, ce serait la cerise sur le sundae », confie l’artiste.

Dans le même esprit, elle ne craint pas le saut dans l’inconnu que représente la fin du baccalauréat. Quelques spectacles figurent à son agenda et l’idée de soumettre sa candidature à différents concours, dont le Festival de la chanson de Saint-Ambroise, lui trotte dans la tête, de même que la sortie d’un EP en 2019. « Je veux continuer dans la même voie, faire carrière dans la chanson », confirme Myriam Dufour.