Jean-François Lapointe a été nommé directeur général et artistique de l’Opéra de Québec en 2019, quelques mois après avoir fait ses débuts au Metropolitan Opera de New-York.

Musique classique: une grande année pour Jean-François Lapointe

Sur scène et aussi à l’extérieur, Jean-François Lapointe a eu plusieurs raisons de se réjouir en 2019. En plus d’effectuer ses débuts au Metropolitan Opera de New-York dans Le dialogue des Carmélites, le baryton originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean a été nommé directeur général et artistique de l’Opéra de Québec, une fonction qu’il assumera à compter de l’automne.

Le chanteur succédera à Grégoire Legendre, qui est en poste depuis 25 ans. Il n’en sera pas à sa première expérience du genre, ayant joué un rôle similaire pendant plusieurs années, au sein de la Société d’art lyrique du Royaume. C’est une dimension du métier qui l’a toujours intéressé et le lien avec Québec est naturel, puisqu’il s’agit de son lieu de résidence.

Au Met, par ailleurs, l’opportunité d’incarner le personnage du Marquis de la Force s’est présentée à la suite du désistement d’un collègue. Les représentations ont eu lieu en mai, ce qui a permis à Jean-François Lapointe de jouer dans le dernier des grands théâtres où on n’avait pas eu recours à ses services. «C’était parfait parce que j’étais disponible. Je considère cette proposition comme un honneur, puisque ce rôle est à la portée de plusieurs barytons», avait-il confié au Progrès.

Toujours à l’opéra, la Société d’art lyrique du Royaume a connu un succès critique et populaire avec La Traviata, une production présentée en février, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Tous ont salué la mise en scène de Rodrigue Villeneuve, sa première pour la compagnie, ainsi que l’interprétation du rôle principal par la soprano Stéphanie Lessard. Rendue aux portes de la mort, après avoir été si rayonnante, sa Violetta fut magnétique de bout en bout.

Cette magnifique photographie montre à quel point le nouvel orgue de l’église Saint-Gérard-Magella de Larouche s’intègre au bâtiment. Cet instrument provenant de l’église Saint-Philippe d’Arvida a été déménagé à l’automne.

Deux églises et Klô Pelgag

De son côté, l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean a offert un programme fort apprécié, en janvier, avec la complicité de Klô Pelgag. À cette proposition audacieuse correspond celle du Quatuor Saguenay, dans le cadre du programme intitulé Perspectives. Tenu en octobre, il a été dominé par l’interprétation de Different Trains, une composition de Steve Reich traçant un parallèle entre le sort des Juifs persécutés par les Nazis et la relative quiétude dans laquelle il a grandi aux États-Unis.

La musique a également le pouvoir de dynamiser une communauté, une réalité que vit Lac-Kénogami depuis une dizaine d’années. Les concerts présentés à la chapelle Saint-Cyriac sont si appréciés - souvent, ils font salle comble - que le comité organisateur a pu monter un ambitieux projet de restauration complété dans les premiers mois de 2019.

Dans une perspective similaire, il convient de féliciter Luc Lessard, qui a déménagé un 20e orgue, celui de la paroisse Saint-Philippe d’Arvida, avec l’aide de quelques bénévoles. Cet instrument de marque Providence a été installé à l’église Saint-Gérard-Magella de Larouche, en octobre. Intégré harmonieusement au bâtiment, il produit des sons plus riches que l’orgue électrique dont disposait la fabrique.