Claude Péloquin était âgé de 76 ans.

Mort du poète Claude Péloquin

MONTRÉAL — L’artiste Claude Péloquin, dont la phrase «Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? C’est assez!» est gravée dans les murs du Grand Théâtre de Québec, est décédé dimanche à l’âge de 76 ans, selon ce que rapportent plusieurs médias. Il était atteint d’un cancer.

Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, a transmis ses condoléances à ses proches par le biais d’un micromessage mardi soir, se disant marqué à jamais par son œuvre.

On lui doit les paroles de plusieurs chansons, la plus célèbre étant sans doute Lindberg, chantée par Robert Charlebois et Louise Forestier. Il avait obtenu pour cette chanson le prix Félix-Leclerc de la «meilleure composition canadienne de l’année», en 1969.

On ne peut non plus penser à lui sans se souvenir de sa célèbre phrase: «Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? C’est assez!» qui avait fait scandale en 1971 sur une murale de Jordi Bonet au Grand Théâtre de Québec.

Né en 1942 à Montréal, Claude Péloquin a cofondé le groupe d’improvisation L’horloge du nouvel âge, en 1964.

Quelques années plus tard, il compose des textes pour l’Osstidcho, dont sa célèbre Lindberg.

Il fait sa marque en poésie avec Jéricho, en 1963, et publiera par la suite une trentaine de recueils de poésie et autres ouvrages. Plus récemment, il a offert Le poète en feu de glace et La valse fatale aux Éditions des Forges.

«C’est avec une très grande tristesse que l’équipe des Écrits des Forges a appris le décès de Claude Péloquin des suites d’une longue maladie. Fier et droit jusqu’au bout, Claude n’avait pas cru bon de nous aviser de son état. Nous sommes, comme vous, sous le choc. Mais la maladie n’empêchera pas l’auteur de La valse fatale de vivre: Claude est un immortel et nous le saluons comme tel», a écrit la maison d’édition sur sa page Facebook, mardi après-midi.

Touche à tout, il scénarise et réalise des courts documentaires pour l’Office national du film, L’homme nouveau (1970), qui lui vaudra un Canadian Film Award à Toronto, ainsi que Moi un savon (1971) et Balle de gin (1971).

On peut aussi l’entendre sur disque, avec quatre albums parus dans les années 1970, puis un cinquième, Tout le monde au ciel, paru en 2000.