Cette photographie réunissant Klaude Poulin et son épouse, Claire Chainey, témoigne de son amour pour la musique. Il affectionnait le répertoire classique, mais aussi la musique populaire et les rythmes du monde.

Monsieur Poulin

COMMENTAIRE / Pour ceux de ma génération qui ont connu Klaude Poulin à la télévision de CJPM, son décès à l’âge de 85 ans, survenu le 26 janvier, éveille des souvenirs à la fois doux et lointains. Sa présence dans les émissions produites localement, en noir et blanc, puis en couleurs, témoignait de l’enracinement de ce média dans la communauté.

Tout comme CKRS à Jonquière, il était partout, que ce soit par le truchement des bulletins de nouvelles ou d’émissions spéciales produites dans le cadre de l’Exposition agricole ou du regretté Carnaval-Souvenir. Monsieur Poulin ayant assumé pendant 30 ans le poste de directeur de l’information, il effectuait des apparitions régulièrement au petit écran, au gré des soubresauts de l’actualité.

Le Beauceron en lui ne pouvait s’en tenir à cette seule fonction, cependant. Très jeune, par exemple, Klaude Poulin a organisé des spectacles auxquels participaient les vedettes du moment. C’est ainsi qu’il a pu côtoyer René Angelil, bien avant la mise en orbite de Céline. Rappelons que dans sa première vie, l’imprésario faisait partie du trio Les Baronets.

Suivant la même logique, le journaliste a vécu une retraite active. En plus de présider le Carnaval-Souvenir, il a longtemps oeuvré à la station de radio CKAJ. Tout en présidant le conseil d’administration, il fut responsable de la programmation communautaire jusqu’au moment où, Dieu sait pourquoi, on l’a mis sur la touche. Lui-même animait des émissions, tout comme son épouse Claire Chainey, ce qui a permis de découvrir à quel point il chérissait la musique classique.

Le couple aimait aussi fréquenter le Festival international des Rythmes du monde. Il n’était pas rare de le voir assister aux spectacles tenus sur la rue Racine, beau temps, mauvais temps. Il faut dire que des liens avaient été tissés avec plusieurs artistes, dont la chanteuse de blues américaine Sista Monica, décédée peu de temps après sa visite à Chicoutimi.

C’est donc avec une pensée pour madame Chainey que j’écris ces quelques lignes, un modeste hommage auquel s’ajouteront ceux qui seront rendus aujourd’hui, à 16 h 30. Pour en être témoin, il suffira de se présenter au complexe de l’Alliance funéraire du Royaume, situé au 520, boulevard Saguenay Est, à Chicoutimi.