Devenue auteure à sa retraite, Monique Loubert vient de sortir une troisième histoire destinée aux jeunes lecteurs. Elle a pour titre Sophie et Tommy à la rescousse des Zoulis.

Monique Loubert aux pays des Zoulis

Originaire d’Arvida, Monique Loubert a fait carrière en orthophonie avant de s’investir dans l’écriture à sa retraite. C’est à la faveur d’une série baptisée Les Zoulis que cette vocation a vu le jour. Après Tommy et Zachary contre les Zoulis et Petit Zouli veut des amis, elle vient de lancer Sophie et Tommy à la rescousse des Zoulis, une histoire qui, au même titre que les précédentes, met en scène des enfants confrontés aux mystères de la forêt.

Les Zoulis sont des créatures qu’on peut assimiler à des arbres. Certains en ont peur, mais pas la petite Sophie. Cette gamine atteinte de surdité est même prête à retourner les voir afin de récupérer un objet perdu. Elle est accompagnée par Tommy, qui aurait préféré partir en canot avec sa soeur aînée, retenue à la maison pour cause de maladie. Il fait contre mauvaise fortune bon coeur, avant de réaliser que la jolie rousse possède des qualités insoupçonnées.

Sophie est débrouillarde, en effet, bien plus que la plupart des enfants de sept ans. Elle pétille d’intelligence, tout en faisant preuve de courage, ce qui montre à quel point sa personnalité n’est pas définie uniquement par la surdité. « Comme elle est la seule à composer avec cette limitation à l’intérieur de sa famille, la langue des signes ne constitue pas sa langue maternelle », a précisé Monique Loubert au cours d’une entrevue téléphonique accordée au journal.

Au fil de sa carrière, elle a souvent travaillé avec des personnes atteintes de surdité. Malgré leur différence d’âge par rapport à Sophie, elle se souvient que bien des filles rencontrées à la polyvalente de Charlesbourg ressemblaient à son héroïne. « Plein de jeunes filles sourdes possédaient un fort caractère. Ce n’est pas vrai que ces personnes accusent un retard cognitif. Au plan académique, elles peuvent faire aussi bien que les autres », assure l’auteure.

Comme c’est le cas depuis le début de la série, les images, fort séduisantes, ont été créées par Mélissa Jobin. « Elle a montré une belle ouverture, puisque c’est mon « storyboard » qui l’a guidée tout au long du processus. C’est aussi elle qui a préparé la page consacrée à l’alphabet signé », mentionne Monique Loubert. Grâce à cet ajout, les lecteurs peuvent s’amuser à épeler leur nom, ainsi que le suggère la petite Sophie.

Il faut préciser que le livre s’adresse à tous les enfants, qu’ils soient ou non atteints de surdité. « L’important, c’est qu’après l’avoir lu, leur imaginaire continue de travailler », énonce l’auteure. C’est elle qui a assumé les frais de production et comme ce fut le cas en 2018, la prochaine édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, tenue en septembre, lui donnera l’occasion de présenter le nouvel ouvrage dans son patelin.