Marie Turgeon, Claude Prégent, Mireille Deyglun et Jean Maheux joueront à Dolbeau-Mistassini, le 23 mai. Ils font partie de la distribution des Rendez-vous amoureux, un spectacle théâtral regroupant des scènes provenant de grandes oeuvres.

Mireille Deyglun et Les rendez-vous amoureux

Depuis dix ans, Mireille Deyglun joue dans Les rendez-vous amoureux, un spectacle dans lequel sont regroupées des scènes tirées d’oeuvres théâtrales ayant acquis le statut de classiques. Comme les trois autres comédiens qui lui tiennent compagnie, elle interprète différents rôles à chaque représentation, texte en main. C’est comme une lecture publique, à cette différence que les interprètes ne restent pas debout derrière un lutrin. Ils bougent. Ils font corps avec les personnages.

«C’est intéressant de voir comment des acteurs se débrouillent dans un tel contexte. Dans une même soirée, on peut passer de Shakespeare à Roland Lepage, puis à un Feydeau déjanté. On répète pendant deux heures seulement, sous la direction de Martin Lavigne, et on part avec ça», a raconté Mireille Deyglun mercredi, au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Sa prochaine sortie aura lieu le 23 mai à 20h, à la Salle Desjardins-Maria Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini. Accompagnée de ses collègues Claude Prégent, Marie Turgeon et Jean Maheux, elle abordera le répertoire de Michel Tremblay, Éric-Emmanuel Schmitt, Évelyne de la Chenelière, Musset, Shakespeare, Goldoni, Feydeau et Roland Lepage, selon les besoins de la distribution. Les séquences sont forcément intenses, puisqu’elles constituent les temps forts de chacune des productions.

«Ce sont des lectures très dynamiques et le public adore ça. Comme le veut la formule, les gens nous posent des questions après et celle qui revient le plus souvent porte sur les changements d’univers avec lesquels nous devons composer. Ils se demandent comment nous faisons et la réponse, c’est qu’il s’agit de notre métier», fait observer Mireille Deyglun.

Les concentrés d’émotions livrés aux spectateurs lui permettent d’aborder de nombreux rôles pour la première fois. Une autre source de plaisir découle du caractère unique de chaque sortie, puisque la distribution, autant que le programme, n’est jamais la même. S’y ajoute la complicité que développent les interprètes à force de travailler sans filet.

«Sur la scène, il y a des tabourets de chaque côté pour ceux qui ne jouent pas. Deux cubes placés au milieu tiennent lieu de décor et c’est là que nous improvisons en nous laissant porter par le texte. L’important, dans un tel contexte, est de savoir écouter», note Mireille Deyglun, qui ajoute que le pianiste Philippe Noireault fait également partie du spectacle. Il crée des musiques de manière spontanée, tout en accompagnant deux des artistes, Claude Prégent et Jean Maheux, à qui il arrive de chanter.

Les Productions de la Comédie Humaine, la compagnie derrière Les rendez-vous amoureux, montent également une oeuvre par année. Il s’agit d’un classique, bien sûr, et la prochaine sélection sera Le malade imaginaire, où la comédienne assumera le rôle de Béline. Huit interprètes porteront cette histoire à laquelle sera greffée une intrigue élaborée par Martin Lavigne. La tournée débutera à la mi-octobre et s’étirera jusqu’au printemps.