Le chant a occupé beaucoup d’espace dans la vie de Michaël, depuis son passage à La Voix. Le peintre en lui n’est pas disparu, cependant, comme on pourra le constater en juin, alors que l’artiste originaire de Bégin assumera le rôle de parrain d’honneur à l’occasion du Symposium international de peinture et sculpture de Saguenay.

Michaël, parrain d'honneur du Symposium de Saguenay

Michaël Girard vivra une expérience inédite, en juin, alors qu’il participera au Symposium international de peinture et sculpture de Saguenay en tant que parrain d’honneur. On sait que le chanteur originaire de Bégin pratique la peinture de manière assidue, mais jamais il n’a été associé à un événement de ce genre.

« Le comité organisateur m’a approché il y a quelques semaines et ça m’a tout de suite attiré. Je suis super honoré qu’on ait pensé à moi et ça me fera plaisir de peindre pour la première fois devant public. J’en profiterai pour échanger avec les visiteurs et rencontrer les autres artistes. Je veux découvrir leur parcours, leurs techniques », a confié Michaël mardi, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

L’un des privilèges accordés au parrain d’honneur se rapporte à la dimension de son stand. Comme il aura plus d’espace que ses camarades, le chanteur en profitera pour présenter des tableaux qui ont été exposés au début de 2017, à l’occasion du Salon de l’habitation de Montréal. 

Peut-être également que la série étrennée ce soir, dans une salle voisine de L’Astral, où aura lieu sa rentrée montréalaise, migrera sur la Zone portuaire de Chicoutimi.

Ces toiles réalisées à l’acrylique, pour l’essentiel, ont été créées pendant une période où le chant a occupé plus de place dans la vie du Saguenéen. 

Depuis sa participation à l’émission La Voix, en effet, il surfe sur une belle vague. De nouvelles compositions ont vu le jour, laissant voir d’autres dimensions de son talent d’interprète. Et une tournée vient de commencer.

« La peinture est demeurée en retrait, mais je m’y suis remis récemment afin de produire les 14 tableaux qui seront exposés à la Galerie TD, le temps d’une journée. J’ai trois ou quatre séries différentes, dont une qui est plus géométrique, une autre qui est zen et deux qui laissent plus de place à l’abstraction. En même temps, je m’accorde la permission d’explorer des voies inédites », raconte Michaël.

Une passion de longue date

Ces temps-ci, le thème qui le stimule au premier chef est la nature humaine. Il a pris le pas sur les fleurs qui, à ses débuts, étaient souvent présentes sur ses toiles. 

Un autre changement porte sur la dimension des œuvres. L’artiste aime toujours les grandes surfaces, mais a réduit ses voiles afin de coller au vœu des amateurs, ainsi qu’à leurs moyens.

Ce qu’il faut savoir également, c’est que cet autodidacte peint depuis l’adolescence. Cette forme d’expression l’a conduit à suivre tous les cours qui étaient alors disponibles, ce qui a nourri de longues soirées consacrées à la création. La chanson figurait aussi dans le portrait, mais c’est seulement plus tard qu’elle a été élevée au rang de priorité.

« Même à ce moment-là, j’ai continué à visiter des expositions. Puis j’ai recommencé à peindre à l’été 2011, moment où je me suis imposé une gageure consistant en la tenue d’une exposition à la Galerie K de Chicoutimi. C’est redevenu un besoin viscéral, d’autant que ça me permet d’évacuer, de changer le mal de place. Ça me calme », résume Michaël.