Les Lundis des raconteux mettent en valeur les succès entrepreneuriaux d’entreprises d’ici.

Mettre la lumière sur les histoires oubliées du Lac

Qu’ont en commun le village disparu de Jeanne-d’Arc, l’entreprise Les Vergers de velours et la poésie slam? Ce sont les sujets de la programmation des Lundis des raconteux au musée Louis-Hémon de Péribonka, qui ont lieu cet été.

Le musée met en valeur avec ces conférences informelles des sujets qui touchent Péribonka et la MRC du Domaine-du-Roy, mais aussi tout le Lac-Saint-Jean. Les thèmes abordés, qui étonnent par leur variété, font le pont entre l’ancien et le récent, entre la mémoire du passé et le succès entrepreneurial.

« On veut mettre l’emphase sur des pans de notre histoire. Que ce soit des histoires oubliées qui nous ont marqués, ou encore des gens ou des entreprises qui ont forgé le territoire, ces soirées visent à mettre en lumière des histoires peu connues ou oubliées », explique la directrice générale du musée Louis-Hémon, Guylaine Perron.

Le Musée Louis-Hémon propose plusieurs activités pour les enfants cet été.

L’activité, qui se déroule au Bistr’eau pub Péribonka, attire chaque lundi son lot de touristes curieux, mais aussi la population locale. « Notre public est assez diversifié. On rejoint les gens du coin. Les visiteurs du camping restent aussi voir ce qui se passe quand ils s’aperçoivent qu’il y a de l’animation », précise Mme Perron, contente de la réponse de la population.

Programmation
Une personne est donc invitée chaque soir pour animer ces rendez-vous qui sont au programme depuis quelques années. Le lundi 30 juillet, un guide-interprète du Parc national de la Pointe-Taillon viendra raconter l’histoire du village disparu de Jeanne-d’Arc et de ses pionniers. Ce village, fondé il y a plus de 100 ans, a disparu du paysage en 1926 quand le niveau du lac Saint-Jean a été haussé. « Le parc vient d’inaugurer plusieurs panneaux d’interprétation tout le long de la piste cyclable qui longe le lac Saint-Jean », raconte la directrice générale de l’établissement qui honore l’auteur de Maria Chapdelaine.

Lundi dernier, c’est la propriétaire de l’entreprise Les Vergers de velours, Bianca Voyer, qui est venue parler du succès de son entreprise de transformation de fruits et de légumes en divers produits, comme des gelées et des boissons alcoolisées.

C’est Delphine Hourdequin qui viendra terminer cette activité le 6 août. Elle viendra parler de slam poésie et plus particulièrement du Grand slam poésie, une compétition d’art lyrique provinciale qui se déroulera au Vieux-Couvent Saint-Prime. « Elle fera aussi une démonstration ce soir-là», indique Mme Perron.

Les Lundis des raconteux débutent à 19h. Il en coûte huit dollars par adulte et cinq dollars par enfant pour y assister.

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CUEILLIR DES BLEUETS AU MUSÉE

Le Musée Louis-Hémon offre la possibilité d’effectuer de l’autocueillette de bleuets dans la bleuetière touristique de l’établissement.

La bleuetière, située près du pavillon principal du musée, est ouverte depuis vendredi dernier. Elle est accessible de 9 h à 16 h tous les jours de la semaine.

En plus de cette activité extérieure, le musée propose toujours deux expositions permanentes. « Nous avons toujours l’exposition sur Maria Chapdelaine. On présente une exposition de photographie innue, intitulée Matshinanu nomades, qui présente le quotidien des membres des Premières Nations », raconte la directrice générale du musée Guylaine Perron.

Parmi les autres activités offertes par le musée de Péribonka, deux s’adressent particulièrement aux enfants. On y raconte tous les jours de la semaine de l’été la Légende du carcajou. Les dimanches de la belle saison sont quant à eux les journées des grands-parents.

« On met aussi en valeur la sculpture de Ronald Thibert, Femme et terre, avec une activité de médiation culturelle. Notre but est de faire connaître la signification de cette oeuvre surnommée L’hymen à Maria et d’en expliquer la symbolique, » conclut Mme Perron.