Mariana Mazza ne se contentera pas de présenter le spectacle Femme ta gueule, lorsqu’elle se pointera au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, le 24 octobre. Elle ajoutera une période d’échanges avec le public baptisée Les dialogues du vagin.

Mazza et Les dialogues du vagin

Ça semble loin, le 24 octobre. C’est le jour où Mariana Mazza ramènera son premier spectacle, Femme ta gueule, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Or, il s’agira de la dernière présence de l’humoriste au Saguenay–Lac-Saint-Jean dans le cadre de cette tournée, mais aussi d’une première, en raison de l’ajout récent d’un volet intitulé Les dialogues du vagin.

Il s’agit d’une fenêtre de 30 minutes ouverte à la fin du spectacle. L’artiste revient des coulisses pour échanger avec le public et comme tous les sujets peuvent être abordés, on entre dans l’équivalent showbiz du «twilight zone». Chaque soir, on part avec une feuille blanche et c’est justement ce qui plaît à la principale intéressée. Après trois années sur la route avec la même production, c’est un risque qu’elle avait le goût d’assumer.

«C’est une façon de redonner du souffle au spectacle, un flash que j’ai eu. Je voulais essayer de quoi en donnant le temps aux gens de me poser des questions», a expliqué Mariana Mazza il y a quelques jours, lors d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Ce désir de combattre la routine lui vient naturellement. C’est ainsi qu’au fil de la tournée, la jeune femme a modifié plusieurs éléments du spectacle.

«Il a évolué. J’ai ajouté des choses et j’en ai enlevé, tout en me laissant un espace pour improviser. J’ai aussi changé la finale», indique l’humoriste. On pourrait croire que toutes ces initiatives témoignent d’une certaine lassitude vis-à-vis Femme ta gueule, sauf que la réalité est plus complexe. Parmi les facteurs qui ressortent, on note la fierté générée par cette production, l’une des plus populaires au Québec, tous genres confondus.

«Certaines personnes trouvent que je parle trop vite, que j’ai trop d’énergie et que le propos ne leur plaît pas, mais 95% adorent le spectacle. Il n’est pas féministe, cependant. J’ai eu juste envie de faire des jokes. Je suis partie avec l’idée d’être drôle et c’est en le faisant que j’ai réalisé que j’aimais vraiment ce métier. Juste de monter sur une scène et de parler aux gens, je suis contente», confie Mariana Mazza.

Avant de se lancer seule, elle avait formé un duo avec Virginie Fortin et tourné avec Peter MacLeod, qui l’a invitée à faire sa première partie. Lui aussi a exercé une influence positive, laquelle n’embrassait pas uniquement le travail sur la scène. «Il m’a appris à établir un bon contact avec le public. C’est important d’aimer les gens», fait observer l’humoriste.

Une autre façon de gérer le succès fut de remanier le spectacle, ce qui lui permet d’affirmer, aujourd’hui encore, qu’il n’est pas livré sur le pilote automatique. Néanmoins, le désir d’assimiler de nouveaux textes et de voir quel effet ils produiront se fait de plus en plus insistant. Sitôt complétée la tournée, quelque part à la fin de 2019, l’artiste s’accordera ce plaisir.

«J’ai hâte de passer à autre chose. Les textes du prochain spectacle sont déjà écrits et dès les premiers mois de 2020, je commencerai à le roder dans les bars. Parce que je ne sais pas si c’est bon», explique Mariana Mazza.