Mathieu Valade participe à un projet de médiation culturelle à la bibliothèque Hélène-Pedneault de Jonquière.

Mathieu Valade dans l’Espace partagé: l’histoire de l’art pour les nuls

L’oeuvre de Mathieu Valade sert à des fins pédagogiques. Les huit dessins de l’artiste exposés à la bibliothèque Hélène-Pedneault à Jonquière, dans l’Espace partagé, font partie d’un projet commun de la Ville de Saguenay et du Centre Bang qui donne des clés pour rendre l’art plus accessible.

Sur des murs blancs, en plein coeur du premier étage de la bibliothèque, les oeuvres de Mathieu Valade sont à première vue comme n’importe quelles toiles accrochées dans un lieu public. Le contexte est cependant différent.

Dans Voxel Egon Schiele Violet, Valade utilise des losanges pour représenter une artiste phare de l’histoire de l’art, Egon Schiele.

On propose à ceux qui veulent s’y attarder quelques repères pour approcher l’oeuvre et la comprendre. Avant d’apprécier, il faut regarder et s’interroger.

Sur une table, au centre de l’exposition, on retrouve des guides qui posent certaines questions et tentent d’y répondre.

«Comment pouvons-nous aller au-delà de nos premières impressions? Pourquoi les gens considèrent-ils [l’oeuvre] comme intéressant?», y est-il écrit.

Les oeuvres de Mathieu Valade, dans l’exposition, peuvent être classées en trois séries. Une première utilise le point, une autre la ligne et une dernière le losange. Les trois ont cependant ont point commun. L’artiste se sert de la répétition et de l’accumulation pour arriver au résultat final.

La série Sans titre et paysage fait un clin d’oeil actuel aux paysages de l’époque classique de l’art.

On apprend aussi dans les guides que Mathieu Valade puise dans l’histoire de l’art pour trouver ses sujets. Dans la série Voxel Chrome, ce qui semble être au premier regard être une accumulation de losanges dans une palette de couleurs limitée est en un fait un portrait.

Un oeil attentif aura cependant reconnu les visages de deux figures importantes de l’histoire de l’art récente, Egon Schiele et Marcel Duchamp. Basés sur des photographies, ces deux repères historiques sont agrémentés de détails sur la technique de Mathieu Valade. Avant d’arriver au résultat final, il fait plusieurs essais et erreurs.

Au centre de l’Espace partagé, on retrouve des guides qui donnent des clés pour se forger une opinion sur l’exposition.

Forger son opinion

À la fin, l’objectif de cet intéressant projet est de mettre tous les visiteurs au même niveau. «Apprécier une oeuvre ne signifie pas nécessairement l’aimer, mais vous permet d’élaborer votre impression en dépassant le ‘‘j’aime’’ ou le ‘‘je n’aime pas’’. La compréhension de la vision de l’artiste, son point de vue sur ce qu’il nous présente et la prise en compte des éléments narratifs aident à l’aborder plus en profondeur», propose-t-on dans le guide en guise de conclusion.

On peut voir le travail de Mathieu Valade à la bibliothèque Hélène-Pedneault et se prêter au jeu de la médiation culturelle pour forger sa propre opinion sur ses créations jusqu’au 28 mars prochain.

L’artiste donnera deux ateliers, dans la salle polyvalente de la bibliothèque, le samedi 22 février à 13h et le jeudi 27 février à 18h30. L’inscription est requise pour cette activité (418 698-5350 #4140).