Voici l’un des tableaux que Mathieu Rousseau présentera à la galerie d’art du Cégep de Jonquière, à compter du 12 février. Intitulé La nuit des Perséides, il se déploie sur une surface de 100 pouces par 60.

Mathieu Rousseau expose à Jonquière

C’est l’idée que se fait Mathieu Rousseau d’une année tranquille. Lui qui souhaitait lever le pied après avoir tenu une rétrospective au Musée Louis-Hémon de Péribonka, tout en présentant de nouvelles oeuvres à la bibliothèque municipale de Saint-Félicien, amorce 2018 sur les chapeaux de roues. Du 12 février au 12 mars, il accrochera une douzaine de tableaux à la galerie d’art du Cégep de Jonquière.

Tous ont été produits à l’automne, ainsi qu’en janvier. Baptisée Mécanisme de la création, l’exposition témoignera autant de son processus créatif que des thèmes qui ont nourri son imaginaire dans les derniers mois. C’est ainsi que la moitié des toiles comporteront des collages, puisque l’adepte de l’acrylique affectionne aussi les techniques mixtes. Quant aux sujets abordés, ils font écho à son goût pour l’astronomie.

« Même si je ne possède pas un télescope, ça m’a toujours intrigué et comme je travaille en arts visuels, j’ai mis le focus là-dessus en vue de l’exposition de Jonquière. Je représente le soleil, la Terre et d’autres planètes, entre autres, de même que les étoiles. On voit également la ligne du temps », décrit l’artiste originaire de Dolbeau-Mistassini.

Mathieu Rousseau présentera deux expositions en 2018. Après celle qui aura lieu cet hiver, au Cégep de Jonquière, le Jeannois accrochera ses tableaux dans le hall de la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistasssini, en septembre.

La direction de la galerie lui avait offert une place en 2017, mais l’homme était trop occupé pour faire honneur à cette invitation. Puisque son art évolue constamment, les tableaux que les gens découvriront seront différents de ceux qui auraient pris forme un an plus tôt. « À ce moment-là, il y aurait eu pas mal de jaune, alors qu’aujourd’hui, je travaille beaucoup avec l’argent, le rose, des bleus iridescents et des pigments brillants », souligne Mathieu Rousseau.

Ce qui ne change pas, en revanche, c’est sa propension à jumeler le réalisme à l’abstraction. Il peut même se glisser un visage sur la toile, des personnages dont la forme aurait été affinée récemment. L’artiste demeure également fidèle aux grandes surfaces, ce qui ne l’empêche pas de réduire ses voiles à la demande des galeries qui le suivent à Chicoutimi (La Corniche), Québec (Nob Hill) et Trois-Rivières (Suite 60).

« À Jonquière, il y aura quand même un grand format, un tableau de 100 pouces par 60 qui a pour titre La nuit des Perséides. J’avais abordé ce thème en 2015 et cette fois, j’ai produit un triptyque. La nouvelle version renferme quelques éléments réalistes. Il y a des étoiles, une comète », fait remarquer Mathieu Rousseau.

Il invite les amateurs d’art à assister au vernissage tenu le 15 février à 17 h (la galerie se trouve à l’intérieur de la bibliothèque du cégep).

Après cette exposition, la prochaine occasion de voir de nouvelles oeuvres portant sa signature surviendra en septembre. Elles seront accrochées dans le hall de la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini.