L'humoriste Martin Petit a effectué une réunion chaleureuse avec les spectateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, jeudi soir, au Théâtre Banque Nationale.

Martin Petit effectue un retour apprécié par son public

Quelque 500 personnes ont bravé la tempête qui secouait la région, jeudi, pour assister au spectacle de Martin Petit au Théâtre Banque Nationale. Pour la première fois en huit ans, l’humoriste est remonté sur la scène saguenéenne afin d’y présenter sa toute dernière création, Pyroman.

Introduit par une alarme annonçant un danger imminent, Martin Petit est entré en scène sous de chaleureux applaudissements qui n’ont pas dérougi, au fil du spectacle. Il a ouvert la soirée avec un long monologue, imprévu, selon ses dires, sur la tempête qui a frappé le Québec, mais plus particulièrement Québec.

Se moquant gentiment de l’annulation du spectacle de Patrick Groulx dans la Vieille capitale, l’humoriste a flatté les gens du Saguenay–Lac-Saint-Jean dans le sens du poil, affirmant que « plus tu vas au Nord, moins le monde ont peur des tempêtes ». C’est probablement à ce moment qu’il s’est mérité les plus forts applaudissements de la soirée, accompagnés par plusieurs cris d’approbation.

Le danger annoncé par les sirènes au début du spectacle, lui, ne s’est toutefois pas manifesté, à l’exception d’une savoureuse blague sur Éric Salvail et les burkas, qui est certainement l’un des moments forts du spectacle. Malheureusement, il s’agissait d’un rare moment où Martin Petit se laissait aller à l’humour noir.

Applications pour célibataires, autodérision, abattage d’animaux, publicité, handicapés, rien parmi les sujets abordés n’est réellement choquant ou ne menace de mettre la flamme à l’opinion publique. Même les nombreuses blagues sur les véganes, les « islamiss » et le discours politiquement correct ne semblent rien d’autre qu’une suite de blagues correctes qui, au final, fait passer Martin Petit pour un « mononcle » de 50 ans, beaucoup plus que son propre sketch sur la cinquantaine...

Un beau lien avec le public

Les nombreuses interactions entre Martin Petit et son public ont apporté un bel aspect d’improvisation au spectacle, notamment lors d’un problème technique qui en a fait éclater de rire plusieurs. On ne sait pas qui, entre l’humoriste ou son public, s’était le plus ennuyé de l’autre.

Même si Martin Petit reste prudent avec ce retour sur scène, et qu’il semble parfois aborder des sujets un peu dépassés, on ne peut nier que le public présent au Théâtre Banque Nationale jeudi a semblé passer une excellente soirée.