Martin Levac met un terme au spectacle Dance Into the Light, qui roule depuis 2009.

Martin Levac dit adieu à son personnage

Les dernières représentations du spectacle Dance Into the Light, dans lequel Martin Levac personnifie son idole, Phil Collins, ont une saveur douce-amère pour l’artiste. Triste de laisser derrière lui le spectacle qu’il a perfectionné pendant une décennie, il est extrêmement fier du travail que lui et son équipe ont accompli.

Pendant ces dix années, Martin Levac est monté sur scène pour interpréter cette anthologie de la carrière solo de Phil Collins à plus de 250 reprises. En entrevue avec Le Progrès, quelques jours avant de le présenter sur les planches du Théâtre Banque Nationale, pour une dernière fois dans la région, Martin Levac fait état des sentiments partagés qui l’habitent,

« C’est le fun que ça finisse et de passer à autre chose. En même temps, c’est dix ans ma vie. C’est un spectacle que j’aime beaucoup et qui touche les gens. Mais à un moment donné, il faut passer à un autre appel. J’aime mieux faire un show de moins qu’un show de trop », dit-il.

Le public a toujours répondu présent pendant ces dix années. « Il y en a que ça fait une vingtaine de fois qu’ils viennent voir le show », affirme Martin Levac. Malgré tout, Dance Into the Light attire encore de nouveaux spectateurs.

Son plus grand accomplissement demeure l’esprit d’équipe qui s’est instauré dans son groupe de musiciens et de techniciens. « On a parti ça tout petit ensemble et on a bâti ça en dix ans. On a créé des liens complètement extraordinaires », indique celui qui a appris à jouer de la batterie comme un gaucher, comme son idole.

Quitter le personnage

Pendant cette décennie, en faisant des essais et des erreurs, Martin Levac est devenu une copie presque conforme du chanteur britannique.

« Je suis devenu un meilleur chanteur. Ce qui s’est amélioré beaucoup, c’est mon côté comédien. Sur scène, je joue un personnage. Les gens ne viennent pas voir Martin Levac, ils viennent voir Phil Collins. J’ai appris à improviser, en gardant l’accent britannique » raconte-t-il

À la fin de la tournée, il fera ses adieux à ce personnage qui l’a fait connaître et qui lui a permis de gagner sa vie depuis 2009. Martin Levac est heureux de tourner cette page, même s’il sait qu’il restera associé à l’interprète de In the Air Tonight.

« Un peu comme Martin Fontaine, qui est associé à Elvis ; moi, je suis associé à Phil Collins. Je ne pourrais pas personnifier Madonna du jour au lendemain. Je suis tellement associé à la musique de Genesis et de Phil Collins que c’est certain qu’il va y avoir quelque chose dans ce genre-là qui va se développer, mais ça va être un autre spectacle » annonce-t-il.

Âgé de 48 ans, Levac pense malgré tout qu’il peut encore trouver de nouvelles manières de s’approprier ce répertoire. « Je n’ai pas fait le tour encore. On peut faire des medleys... C’est une banque incroyable de matériel et de chansons de tous les styles. Ça va de la pop ballade au gros rock progressif » pense-t-il. Il garde toutes les portes ouvertes et prendra une décision après une période de vacances, à la fin de la tournée.

20 représentations

Dance Into the Light sera présenté un peu partout à travers la province en 2019, dont samedi le 2 mars au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Au moment d’écrire ces lignes, il restait une vingtaine de spectacles. Martin Levac terminera cette tournée, qui aura duré une décennie, le 23 novembre, au Capitole de Québec.