Mario Tessier présente Transparent, son deuxième spectacle solo, dans lequel il parle de lui sans filtre.

Mario Tessier sous son pire jour

L’humoriste Mario Tessier fait tomber les filtres dans son deuxième spectacle, intitulé Transparent. Dans ce show « d’autodérision ceinture noire », qui sera présenté le 12 février au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, l’homme qui approche de la cinquantaine n’a pas peur de dire sa vérité.

« On vit à l’époque des filtres, et ils ne sont pas juste dans ce qu’on dit, mais aussi dans le paraître. Pendant 90 minutes, moi, je les enlève les filtres. J’enlève les miens, parce qu’on est les premiers à s’autoprotéger. [...] Cherche pas le nono dans la salle, il est sur la scène », explique Mario Tessier, à propos du spectacle qu’il décrit comme étant celui dans lequel il est le plus « conséquent ».

Les réseaux sociaux ne sont pas étrangers à ce besoin de se montrer dans un contexte avantageux. Tout le monde y présente les meilleurs côtés de sa vie, en laissant souvent le négatif de côté.

« On est toujours en train de se mettre sous notre plus beau jour. Tout le monde est extraordinaire sur les réseaux sociaux. La vie est tellement belle tout le temps... mais ça, ce n’est pas drôle. Ce qui l’est, c’est de dire la vérité », croit Mario Tessier.

Celui qui a débuté sa carrière à la radio n’a plus peur de se montrer vulnérable. Cette position, où c’est de lui qu’on rit le plus souvent, le rend sympathique aux yeux des spectateurs, estime-t-il. Il y a d’ailleurs une marge entre l’image qu’il dégage à la télévision et celle qu’il dégage sur scène.

« Quand tu me vois à la télé, il y a deux heures de maquillage. Quand tu vois une photo de promo de quelqu’un, il y a du Photoshop dessus. Quand tu enlèves tout ça, tu reviens à la base et on est pas mal tous pareil », admet-il.

Transparent du début à la fin

En comptant ceux qu’il a faits avec José Gaudet, Transparent est le quatrième spectacle de Mario Tessier. Il est particulièrement fier du fil conducteur que l’on retrouve dans ce one-man-show.

« Oui, on enchaîne les gags. Oui, on rit. Mais je pars avec le sujet de la transparence et je ne lâche pas jusqu’à la fin. [...] C’est un angle d’écriture qui a été vraiment le fun, de dire mettons que je suis transparent et que je te dis tout ce que je ne suis pas supposé de te dire. Quelles sont les conséquences ? »

Cette trame est on ne peut plus actuelle, pense Mario Tessier. Tout le monde aspire, selon lui, à avoir « moins de bullshit » dans sa vie. « La job d’un stand-up, sur une scène, est de se faire le porte-parole de ce que les autres vivent. »

Le travail avec Serge Postigo, qui assure la mise en scène de Transparent, a aidé à créer quelque chose de cohérent, qui fait rire tout en touchant le public. Postigo, avec qui Mario Tessier collaborait pour une deuxième fois, est très exigeant.

« Quand on était en rodage, on faisait un show, il venait me voir et j’étais super content. Lui, il avait quatre heures de notes à me donner pour une prestation d’une heure et demie. Jusqu’à la fin, en novembre, on a changé des affaires, on a réarrangé des virgules. »

Le public saguenéen pourra voir le produit fini mercredi.